[Critique] Big Little Lies : de jolies petites ensorceleuses

Une jolie fleur écrasée par des doigts énervés. Big Little Lies, c’est la beauté à l’état pur, ravagée par la haine et la souffrance. Une destruction de la perfection mûrement réfléchie et délicieuse dont on savoure chaque instant.

Il était une femme, puis deux, puis trois.  Des actrices magnifiques et impériales pour des personnages aussi complexes qu’attachants, la série a bien choisi son angle d’attaque : le mystère au féminin. Ici, elles seules font la loi, régulent la tension, l’émotion, l’excitation. On se livre alors à leur merci, tout comme elles nous livrent leurs secrets. Du début à la fin, l’enchantement persiste. Chacune dotée d’une force singulière et sensible, elles font vivre ce tissu de mensonges avec conviction et fragilité.

Une violence animale filmée avec douceur. Dans le travail de Jean-Marc Vallée, tout semble à la fois sensuel, paisible et malsain. En quelques images, quelques notes, on ressent immédiatement le malaise. Le réalisateur canadien possède ainsi cette faculté hors-norme de nous faire sentir le danger sans en montrer les signes. On se laisse alors bercer par cette atmosphère feutrée, avant de ressortir chamboulé par un final aussi grandiose qu’inattendu. Un diamant sur canapé arrosé de sang par Elvis et Audrey.

Retrouvez la bande annonce de Big Little Lies.

Avis

9,5 Subtile
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