Salut à toi, lecteur invétéré ! Les cœurs s’affichent en vitrine et les chocolats envahissent les bureaux : la Saint-Valentin est là. Mais que tu sois d’humeur romantique ou d’humeur à fuir les flèches de Cupidon, l’actualité culturelle, elle, ne prend pas de pause. Entre la mort de James Van Der Beek, le retour de la Momie et un State of Play bien chargé, voici le récap’ de la semaine.
Côté ciné,
- C’est le retour que les fans d’aventure n’osaient plus espérer : Universal a officialisé la mise en chantier de « La Momie 4 », avec le duo légendaire Brendan Fraser et Rachel Weisz. Prévu pour mai 2028, ce nouvel opus fera table rase du troisième volet pour s’imposer comme la suite directe des classiques des années 2000. Brendan Fraser, désormais oscarisé, retrouve enfin son costume de Rick O’Connell pour une épopée qui s’annonce déjà comme le blockbuster nostalgique de la décennie. Prépare tes sandales et ton courage, car après vingt ans d’attente, la malédiction est loin d’être terminée !
- Emerald Fennell bouscule les codes de la romance avec la sortie de son adaptation de Hurlevent. Porté par Margot Robbie et Jacob Elordi, le film délaisse la poussière des classiques pour un réalisme viscéral et une esthétique sombre qui divise déjà la critique. Cette relecture du mythe d’Heathcliff et Catherine s’impose comme le rendez-vous incontournable (et un brin toxique) pour ceux qui voulaient fuir les comédies romantiques mielleuses en cette semaine de Saint-Valentin.
Côté séries,
- L’émotion a submergé les réseaux sociaux ce mercredi 11 février avec l’annonce du décès de James Van Der Beek à 48 ans. L’interprète inoubliable de Dawson Leery luttait depuis plusieurs années contre un cancer colorectal, un combat qu’il menait avec une dignité exemplaire tout en s’engageant pour la prévention. Figure de proue de toute une génération, il laisse derrière lui l’image d’un acteur qui avait su, avec beaucoup d’autodérision, embrasser son statut d’icône tout en explorant des rôles plus décalés ces dernières années. Le départ du « garçon de la crique » marque la fin d’une époque pour les fans de Capeside. I don’t want to wait… pour lui dire un dernier merci !
- Après avoir rangé l’uniforme de SEAL Team, David Boreanaz s’apprête à reprendre du service dans un registre plus décontracté. L’acteur culte d’Angel et Bones a été choisi ce 12 février pour porter le reboot de la série culte des années 70, The Rockford Files. Il y incarnera James Rockford, un détective privé au charme ravageur qui résout des enquêtes tout en essayant de rester dans les clous après un passage injustifié par la case prison. Quand on sait que tous les pilotes portés par D. Boreanaz se transforment systématiquement en succès planétaire, on se dit que NBC tient là son futur carton de 2026.
Côté jeux vidéo,
- Sony a frappé fort ce jeudi 13 février avec un State of Play d’une heure riche en nostalgie et en surprises. Les annonces majeures incluent l’officialisation d’un remake de la trilogie originale God of War, la suite attendue Kena : Scars of Kosmora, et le grand retour de Castlevania avec l’épisode Belmont’s Curse. Cerise sur le gâteau pour les plus impatients : le titre rétro God of War : Sons of Sparta a été rendu disponible immédiatement sur le Store après la conférence. Entre les confirmations de dates pour Death Stranding 2 sur PC et l’arrivée de Metal Gear Solid 4 dans la prochaine Master Collection, PlayStation a clairement décidé de ne laisser aucun répit à ton portefeuille.
- C’est le deuxième évènement de la semaine : le lancement de Mario Tennis Fever ce jeudi 13 février, premier titre phare à exploiter la puissance de la nouvelle console de Nintendo. Avec un casting record et des « raquettes frénétiques » aux capacités démentes, le plombier moustachu transforme le court en véritable champ de bataille stratégique. Si le mode aventure est un peu court, l’efficacité du multijoueur prouve que la recette Camelot fonctionne toujours à merveille. Attention tout de même à ne pas trop smasher dans le salon !
Côté musique,
- La 41e édition des Victoires de la Musique a sacré une nouvelle reine ce vendredi 13 février : Theodora. La « Boss Lady » a littéralement écrasé la concurrence en repartant avec quatre trophées, dont ceux de la Révélation féminine, du Concert de l’année et de l’Album de l’année pour son projet MEGA BBL. Dans une soirée marquée par une domination féminine historique, la Québécoise Charlotte Cardin a également brillé en étant sacrée Artiste féminine de l’année. Entre les hommages poignants à Nana Mouskouri et la prestation explosive d’Indochine, la Seine Musicale a prouvé que la scène francophone n’avait jamais été aussi audacieuse et diverse.
- Révélation de l’année, la Belge Helena a marqué les Victoires de la Musique 2026 avec quatre nominations prestigieuses. Portée par le succès colossal de son album Hélé (170 000 ventes), l’ex-académicienne a définitivement balayé les préjugés sur la télé-réalité avec une prestation habitée de son hymne Summer Body. Cette trajectoire fulgurante confirme son statut de nouvelle icône d’une génération d’artistes féminines solaires et authentiques. Du château de Dammarie-les-Lys à la Seine Musicale, il n’y a finalement qu’un pas… et un talent brut !
Côté littérature,
- L’artiste Ilan Manouach frappe encore avec son exposition « Œuvres complètes », dévoilée ce 10 février à la galerie Huberty & Breyne. Après avoir fait sensation avec l’intégrale de One Piece en un seul bloc, il récidive en transformant des séries cultes comme Dragon Ball, Naruto ou Berserk en volumes uniques et monumentaux. Impossible à feuilleter, ces sculptures de papier de plusieurs dizaines de kilos interrogent notre rapport à la consommation massive de données et au piratage numérique. Une manière radicale de matérialiser le poids de nos lectures d’enfance avant qu’elles ne soient totalement digérées par les algorithmes.
- Les bibliothèques japonaises font vibrer les lecteurs avec l’essor du « Tadoku », une méthode révolutionnaire pour apprendre les langues sans douleur. Le concept est simple : lire énormément de textes faciles en s’interdisant l’usage du dictionnaire et en sautant les passages complexes. À Tokyo, des ateliers comme celui de la bibliothèque de Yotsuya transforment l’apprentissage en un moment de plaisir décomplexé grâce à des collections de « graded readers » (récits gradués). La règle d’or ? Si c’est trop difficile, on arrête et on change de livre !
Côté spectacles,
- Le Château des ducs de Bretagne à Nantes a ouvert ce jeudi 12 février une exposition fascinante intitulée « Sorcières ». À travers 180 œuvres, le parcours déconstruit le mythe de la vieille femme maléfique pour révéler une réalité historique bien plus sombre : celle de la persécution de milliers de femmes marginales ou guérisseuses aux XVIe et XVIIe siècles. De la figure du bûcher à celle de l’icône féministe et indépendante, l’exposition interroge la misogynie qui a forgé cette légende au fil des siècles.
- Après quarante ans d’absence, la mythique compagnie Dance Theatre of Harlem a fait son grand retour sur les scènes françaises ce 11 février à l’Opéra de Bordeaux. Née au lendemain de l’assassinat de Martin Luther King, cette troupe légendaire continue de briser les codes du ballet classique en fusionnant pointes traditionnelles et musiques éclectiques, d’Aretha Franklin à Radiohead. Ce projet, autant social qu’artistique, prouve que la danse est un outil de liberté et d’émancipation universel. La tournée se poursuit à Roubaix puis Paris.
