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Accueil - Critique Tatami : ippon à l’oppression
Critique Tatami : ippon à l’oppression
© Metropolitan FilmExport
Cinéma

Critique Tatami : ippon à l’oppression

Lucine Bastard-Rosset Lucine Bastard-Rosset31 août 2024Aucun commentaireIl vous reste 4 minutes à lireUpdated:1 septembre 2024
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Tatami est une co-réalisation israélo-iranienne, un thriller intense qui nous projette dans un combat pour la liberté. Une pépite cinématographique.

La sortie de Tatami n’aurait sûrement pas pu mieux tomber, et fait immédiatement écho au conflit israélo-palestinien, à la guerre en Ukraine, aux tensions insoutenables entre les peuples, entre les pays, entre les partis, entre les politiques, entre les religions. Dans un monde où les réfugiés politiques ne sont plus une exception, Tatami sonne l’alerte et s’impose comme un message de paix, d’amour et de liberté. Un film unique, résultat d’une collaboration audacieuse entre un réalisateur israélien, Guy Nattiv, et une réalisatrice franco-iranienne, Zar Amir Ebrahimi. Un film qui fait de l’art « la voix de la raison dans le vacarme du monde ».

© Metropolitan FilmExport

Le dilemme d’une vie

A l’image de son titre, Tatami est un film percutant dont il n’est pas évident de se relever. Un film qui suit la judokate iranienne Leila Hosseini (Arienne Mandi) et son entraîneuse Myriam Ghanbari (Zar Amir Ebrahimi) alors qu’elles se rendent aux Championnats du monde de judo en Géorgie. Tandis que Leila remporte ses premiers combats, elle se retrouve rapidement confrontée au dilemme le plus important de sa vie : aller chercher la médaille d’or ou plier face à la République islamique d’Iran qui lui demande de se retirer de la compétition en feignant une blessure pour ne pas affronter la judokate israélienne. 

© Metropolitan FilmExport

Tatami est bien plus qu’un film sur le judo et porte un sujet éminemment politique. En s’inspirant d’une situation réelle, il met en lumière la détresse des sportifs forcés de s’exiler pour continuer à pratiquer leur discipline, à l’instar de la boxeuse iranienne Sadaf Khadem. Les réalisateurs parviennent à rendre palpable cette pression devenue oppression subie par Leila et Myriam. Enfermées dans un gymnase dans lequel elles vont et viennent inlassablement, en proie à une agitation contagieuse, leur seul contact avec l’extérieur se résume à de courts appels téléphoniques. Ce téléphone, odieux médium de la menace de son gouvernement, est aussi le seul moyen pour Leïla de garder contact avec son mari, et ainsi un peu d’espoir.

Une prouesse cinématographique

Tatami est une prouesse cinématographique ; un ballet d’actrices, de corps de judokates, d’angles de caméra, de son et de lumière, brillamment orchestré par les deux réalisateurs. Dès la scène d’ouverture, on est frappé par le noir et blanc de l’image, les mouvements dynamiques de la caméra qui multiplie les travellings et les panoramiques. Elle s’accroche à nos deux protagonistes et les suit en volant à travers les couloirs, l’espace d’échauffement et la salle des combats. Son rythme haletant nous fait parcourir sans répit les mêmes espaces, refaire inlassablement les mêmes trajets. Le contraste est saisissant quand elle se pose parfois, au plus près des visages, afin d’en saisir les émotions sur le vif.

© Metropolitan FilmExport

Cette proximité avec les corps se ressent d’autant plus lors des combats de judo chorégraphiés avec réalisme et précision. Les deux actrices ont d’ailleurs suivi un entraînement intensif pendant plusieurs mois auprès du judoka Philippe Morotti. Les effets sonores décuplés lors des passages au sol accentuent la violence des prises et des chutes. On ressent l’intensité des corps qui se fracassent avec force sur le tatami, la suffocation engendrée par les étranglements, la vision qui devient floue alors que la conscience s’échappe. Chaque sensation est retransmise puissamment et plus on avance dans le film, plus cette oppression asphyxiante qui enserre Leila et Myriam nous envahit aussi. 

Le portrait de femmes

Tatami est un film qui place les femmes au centre de son récit et de son image en adoptant « un point de vue féminin », comme l’explique le réalisateur Guy Nattiv. Un choix d’autant plus notable qu’il se place dans une continuité directe avec la révolte des femmes en Iran. A aucun moment le film ne lâche ses actrices Arienne Mandi et Zar Amir Ebrahimi (prix d’interprétation féminine au festival de Cannes pour son rôle dans Les Nuits de Mashhad) qui éblouissent par leur performance et leur interprétation. Difficile de les quitter du regard une fois qu’on a croisé le leur. 

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Il ne faut pas avoir peur de le dire, Tatami est un chef d’œuvre, un film sans aucune fausse note qui marquera l’histoire et les consciences. 

Tatami est à découvrir au cinéma dès le 4 septembre 2024. 

Avis

9.5 Une pépite !

Tatami est un chef-d’œuvre, un thriller politique poignant sur l'univers du judo comme il n'en a jamais été réalisé. Guy Nattiv et Zar Amir Ebrahimi offrent un spectacle visuel hors norme sans aucune fausse note. Un long-métrage dont il n'est pas possible de passer à côté. A voir absolument !

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