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Accueil - Critique Le Flic de Beverly Hills : Axel F, ou le passage tardif à la 4e vitesse
Critique Le Flic de Beverly Hills : Axel F, ou le passage tardif à la 4e vitesse
©Netflix ©Jerry Bruckheimer Films
Cinéma

Critique Le Flic de Beverly Hills : Axel F, ou le passage tardif à la 4e vitesse

Charley Charley4 juillet 2024Aucun commentaireIl vous reste 4 minutes à lireUpdated:4 juillet 2024
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Suite longtemps attendue, Le Flic de Beverly Hills 4 débarque enfin..directement sur Netflix ! Cet épisode intitulé « Axel F » nous fait retrouver Eddie Murphy dans son rôle emblématique de policier aux méthodes peu orthodoxes. Mais est-ce un retour triomphal ou trop tardif ?

Si Eddie Murphy est devenu une star internationale, ce n’est pas grâce à Shrek ou Un Prince à New York (ni complètement via 48 Heures), mais bien parce qu’il incarnait Axel Foley dans Le Flic de Beverly Hills. Ce policier de Detroit devant enquêter sur la West Coast aura su s’imposer dès son premier opus réussi par Martin Brest (Midnight Run, Le Temps d’un week-end, Rencontre avec Joe Black) via sa gouaille inimitable et la personnalité haute en couleurs de son acteur humoriste.

Retour à Beverly Hills 30 ans plus tard

Devenu une star d’action avec le 2e opus réalisé par Tony Scott (Top Gun, Jours de Tonnerre, Man on Fire), le personnage d’Axel Foley aura été enterré par l’échec artistique et commercial du 3e épisode par John Landis (Les Blues Brothers, Le Loup-Garou de Londres, Un Fauteuil pour Deux). Pourtant, un 4e film pour Le Flic de Beverly Hills est en projet depuis 30 ans.

Critique Le Flic de Beverly Hills : Axel F, ou le passage tardif à la 4e vitesse
©Netflix ©Jerry Bruckheimer Films

D’abord envisagé par Brett Ratner il y a 20 ans, puis sous la houlette d’Adil & Bilal (Bad Boys Ride or Die), Le Flic de Beverly Hills a failli passer par la case série TV il y a 10 ans avant d’échouer directement sur le petit écran. Malgré les cartons de Top Gun Maverick et Bad Boys for Life, Axel F débarque directement sur Netflix, nourri d’un scénario nourri des diverses réécritures subies au fil du temps.

Axel Foley en pater non familias

30 ans après le précédent épisode, on retrouve donc Axel Foley à Detroit devant une nouvelle fois retourner à Beverly Hills. La raison ? Sa propre fille Janey (qui est avocate) se fait menacée pour avoir défendu un jeune délinquant accus’ du meurtre d’un policier, tandis que Billy Rosewood est porté disparu après avoir enquêté sur cette affaire commune.

Un pitch qui sent bon le Copland de James Mangold, mais qui ne sera finalement qu’un prétexte pour effleurer la corruption policière au service d’une intrigue facile plus encline à se focaliser sur son personnage principal. Un mal pour un bien en quelque sorte, mais pas lorsque Le Flic de Beverly Hills – Axel F délaye au maximum la dramaturgie de son intrigue à mi-parcours.

Critique Le Flic de Beverly Hills : Axel F, ou le passage tardif à la 4e vitesse
©Netflix ©Jerry Bruckheimer Films

C’est bien dommage, tant ce 4e opus débute sur les chapeaux de roue, encapsulant l’humour, le dynamisme et l’action caractéristique de la franchise, le tout saupoudré par une très bonne BO synthé-80’s de Lone Balfe. Malgré un montage parfois hachuré, la scène d’action d’ouverture capture efficacement le ton des productions Bruckheimer d’antan, tandis qu’on retrouve avec nostalgie divers personnages/acteurs assumant leur vieillesse et le lever de rideau (Paul Reiser, Judge Reinhold, John Ashton..).

Casting réussi

Pourtant, il y a quelque chose de rafraîchissant à voir une suite qui embrasse le ton de ses aînés, sans vouloir empiler à tout prix des easter eggs et autres références on the noise. Le Flic de Beverly Hills – Axel Foley bifurquera avant tout vers une exploration (plutôt incarnée) de la relation conflictuelle entre Axel et sa fille (qu’évidemment il n’a pas revu depuis des années suite à son divorce), saupoudré d’une dimension buddy movie avec le beaucoup trop rare Joseph Gordon-Levitt (Inception) en tant que protégé/beau-fils de fortune.

Un trio qui fonctionne grâce à ses comédiens, mais le hic est là : malgré un ton et un Eddie Murphy respectés (ce dernier ne semble décidément pas vieillir), le scénario global restera aussi programmatique que sa mise en scène. Mark Molloy a beau emballer proprement le film (et proposant même quelques plans esthétiquement léchés), Le Flic de Beverly Hills – Axel F accuse d’une facture visuelle grisâtre tristoune typique d’une production de streaming.

Critique Le Flic de Beverly Hills : Axel F, ou le passage tardif à la 4e vitesse
©Netflix ©Jerry Bruckheimer Films

En résulte donc une aventure tentant de recapturer la magie 80’s d’antan, sans l’énergie ou le look propice. On pourra se réjouir de quelques gunfights efficaces R-Rated, éparses dans des chorégraphies d’action peu spatialisées. Une absence de vision d’auteur donc, malgré une fabrication globale sans vraie fausse note.

Même au rayon des bad guys Kevin Bacon restera cramé en 2 plans et unidimensionnel au possible : non la vraie réjouissance de ce Le Flic de Beverly Hills 4 reste Eddie Murphy reprenant le rôle d’Axel Foley avec de la bouteille certes, mais via un charisme intact malgré les faiblesses d’écriture du projet. En résulte un visionnage peu déplaisant, mais loin d’être mémorable malheureusement !

Le Flic de Beverly Hills : Axel F est disponible sur Netflix

avis

5 Axel évite le F

Passée son introduction sans fausse note, Le Flic de Beverly Hills - Axel F reste une aventure finalement convenue et amenuisant son énergie initiale. Peu aidé par une mise en scène fonctionnelle, cette 4e aventure se regarde sans vrai déplaisir, parvenant à surpasser le 3e épisode de par son ton 80's réussi, son casting incarné et un Eddie Murphy toujours aussi bon en Axel Foley. Un retour tardif peu mémorable ceci dit !

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