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Accueil - Critique Karaté Kid Legends : film familial sans artifice
Critique Karaté Kid Legends : film familial sans artifice
© Sony Pictures
Cinéma

Critique Karaté Kid Legends : film familial sans artifice

Clem MP Clem MP11 décembre 2025Aucun commentaireIl vous reste 4 minutes à lire
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Karaté Kid Legends prend place dans une New York prismatique pour transmettre à la nouvelle génération l’essence de ce sport de combat.

Karaté Kid Legends suit le parcours de Li (Ben Wang), jeune apprenti de kung-fu au dojo pékinois de Jackie Chan. Alors qu’il s’entraine comme à l’accoutumée, sa mère fait soudainement irruption et l’extirpe de son élément pour le catapulter à New York. Le karaté a déjà pris son fils aîné (prévoyez les mouchoirs pour les séquences émotions), il ne manquerait plus que son deuxième le rejoigne dans la tombe. Propulsé dans cette ville qui ne dort jamais, Li se sent quelque peu déstabilisé et remise le karaté pour se concentrer sur ses études. Mais, une bande de méchants très méchants de cour d’école s’en prend à Li et sa petite amie. Pour sauver la face, il se met au karaté pour battre le boss de la bande.

Karaté initiatique

Karaté Kid Legend se tient scrupuleusement à l’essence de cette saga initiée en 1984. Jackie Chan, bien que peu présent à l’écran, reste une figure centrale. Le maître transmet les techniques et l’esprit de cet art martial à une nouvelle génération. Dépassement de soi et leçons de vies amenées particulièrement niaisement constituent ainsi le coeur du film. Dans une optique d’ouverture à l’autre chère aux karatékas, le film s’ouvre assez habilement aux autres sports de combat comme la boxe et le kung-fu. Dès lors, la ville de New York marquée par son cosmopolisme unique ne pouvait offrir un meilleur terrain d’entraînement. Enfin, en théorie.

L’intrigue se resserre très vite sur une poignée de personnages, de lieux et de séquences. Karaté Kid Legends se caractérise par une durée d’une heure trente qui ne présage rien de bon. Cette durée se montrant typique soit des films qui n’ont pas grand chose à raconter et qui s’étirent comme ils peuvent, soit des films expéditifs. Notre long-métrage en est. Cette mouture de Karaté Kid expédie à tour de bras les scènes d’entraînement et de combat et se resserre tristement sur des personnages définitivement étriqués. Ainsi en va-t-il de même de notre New York prismatique et d’ordinaire si extraordinaire. Ici, la grosse pomme se réduit à une pizzeria, quelques rooftops végétalisés et une cour d’école aussi oubliable que celle du Petit Nicolas.

Karaté school

Karaté Kid Legends se contrit en effet à rendre une copie très scolaire. New York fascine toujours (bien qu’elle n’ait même pas pu sauver le terrible Highest to lowest) grâce à quelques plans séduisants. Le long-métrage affiche une réalisation soignée et des scènes bien cadrées et dynamiques. Mais aussi des couleurs bien vives qui tireront le meilleur parti de votre TV Sony (accessoirement producteur du film). Néanmoins, l’ensemble se montre tout à fait générique et sans ambition. Sa bande-son tente aussi de proposer des titres chantés à l’instar des pointures du film de combat comme Creed. Hélas, il lui manque ce hit qui l’aurait propulsé dans la légende comme Eyes of the Tiger sur Rocky III. Notons toutefois qu’il s’agit du premier long-métrage du réalisateur Jonathan Entwistle.

Conformisme est ainsi de mise dans tous les aspects du film. Absolument prévisible de bout en bout, il coche lourdement, une à une, toutes les cases du bingo du mièvre hollywoodien. Séquences euphorie, papillons dans le ventre, action, injustice, larmes aux yeux avec Monsieur Miyagi, nostalgie avec Daniel LaRusso (tu l’oublieras pas, lui), et ainsi de suite, rythment artificiellement le titre. Le combat final s’attend avec la même lancinance, douleur et impatience que le prochain chocolat du calendrier de l’avent. Cet affrontement ultime en vaut tout de même la peine par son décor époustouflant. Les toits de New York baignés des lueurs rosées du soleil couchant, c’est le dixième dan du bonheur pour les mirettes.

Initiation au karaté

Les acteurs changent, l’intrigue investit de nouvelles locations, mais l’essence de Karaté Kid demeure intacte. Karaté Kid Legends n’ose modifier d’un iota le cœur du propos de cette saga. Li s’en tient au mantra immuable du karaté pour laver son honneur. Aucune prise de risque non plus au niveau de la réalisation, qui accouche d’un film complètement standard. Entrer dans la légende, ce ne sera pas pour cette fois. En sa qualité de film léger et familial, il offre plutôt une porte d’entrée dans la saga pour faire découvrir ce sport et cette saga mythique à ses enfants.

Karaté Kid Legends est sorti le 13 août au cinéma et le 11 décembre en VOD à l’achat. Il sera disponible en VOD à la location le 17 décembre.

Avis

5.5 Karaté canapé

Karaté Kid Legends se contente de répéter les principes fondateurs de la saga. Sa mise en scène, sans audace, produit un film propre mais banal. Soigné, mais trop scolaire, le film manque d’impact reste en dehors de la légende. Il est de ceux qu'on regarde le mercredi après-midi avec les enfants pour les initer aux classiques du cinéma.

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