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Accueil - Critique 7 Jours : l’adolescence légère
Critique 7 Jours : l'adolescence légère
©2019 Osamu Souda,KADOKAWA/Seven Days War Partners, Eurozoom
Cinéma

Critique 7 Jours : l’adolescence légère

Clem MP Clem MP19 novembre 2021Aucun commentaireIl vous reste 4 minutes à lireUpdated:21 février 2022
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7 Jours se veut comme un long métrage léger et plein de surprises. Cette originalité lui a valu d’être sélectionné au Festival d’Annecy 2020.

Mamoru est fou amoureux de sa voisine Aya depuis des années, mais ne lui a jamais déclaré sa flamme. Cependant, horreur, il apprend la veille des vacances d’été qu’elle va déménager ! Il lui propose donc de fuguer 7 jours dans une usines désaffectée. Celle-ci s’en réjouit et propose d’inviter tous ses amis. Au grand dam de Mamoru, qui espérait une escapade en « amoureux ». La vieille usine devient alors théâtre de nombreuses péripéties pour nos adolescents.

7 jours s’envisage aux premiers abords comme une énième tranche de vie adolescente. Celles-là dont le cinéma japonais adore nous proposer… De la bonne aventure bien niaise, menée par des adolescents de 16 ans mais d’âge mental bien inférieur. En somme, un pitch bricolé à la va vite, des personnages bien clichés et une happy end.

Critique 7 Jours : l'adolescence légère
©2019 Osamu Souda,KADOKAWA/Seven Days War Partners, Eurozoom

Eh non, Mamoru et ses amis ne révolutionnent pas vraiment le monde de l’animation. Chaque adolescent colporte son lot de stéréotypes vus et revus. Le spectateur se coltinera un héros principal un peu gauche, mais au grand cœur et courageux quand il le faut. L’habituel intello de service relou à souhait est évidemment de la partie. Ainsi qu’une nunuche et quelques autres portraits peu aguicheurs. Les chara-designs n’arrangent en rien ces tristes portraits. Rien de folichon ici non plus. Sans être moches, les gamins ressemblent à tous ces autres qu’on a déjà vus dans le monde de l’animation. Simplement lambdas et totalement oubliables.

Behind the mask

Pourtant, après ces premières dizaines de minutes bien laborieuses n’annonçant rien d’extraordinaire, commencent les surprises ! Mamoru et ses amis font la connaissance d’un petit émigré thaïlandais. 7 Jours aborde des questions de société épineuses au Japon, au vu de sa politique d’immigration très stricte. Plus encore, les 20 dernières minutes enchaînent révélations sur révélations auxquelles on ne s’attendait absolument pas ! Toujours en abordant des thèmes rarement vus dans ce type de productions; à savoir danger des réseaux sociaux ou encore amour homosexuel. On ne les explicitera pas d’avantage pour ne pas vous gâcher le plaisir des reveals.

7 jours profite aussi de ces 20 dernières minutes pour dévoiler ses personnages. L’on s’étonne, en effet, tout au long du développement qu’aucun ado n’ait été approfondit psychologiquement. Une prise de position risquée, mais qui fait totalement ses preuves. Puisqu’il nous révèle directement et crûment la face cachée de tous les protagonistes. Des révélations à envisager comme une incitation à ne plus se cacher et s’accepter tel que l’on est.

Critique 7 Jours
©2019 Osamu Souda,KADOKAWA/Seven Days War Partners

Toutefois, ce long-métrage ne prend de court que dans de rares instants de son développement, et qu’à sa toute fin. En résulte de longs moments peu palpitants. En effet, des pistes intéressantes sont souvent initiées, mais jamais très explorées. Dès lors, la question de l’immigration ne devient qu’un prétexte pour opposer les gentils enfants aux méchants adultes à la poursuite de Maillet. S’en suivent donc de longues séquences d’action, pétillantes mais vites répétitives, dans lesquelles les ados unissent leurs forces pour protéger Maillet. Elles permettent, au passage, de savourer les jolis décors conférant à cette usine désaffectée un charme certain.

Entreprise enfantine

7 jours s’enveloppe rapidement d’une atmosphère décontractée de comédie juvénile. Puisqu’il se pare en outre des indispensables du genre : à savoir des chansonnettes mièvres et des séquences émotions. Les lâchers de lanternes vous mettront des paillettes dans les yeux à coup sûr; un doux retour fugace en enfance.

7 jours tente de tirer son épingle du lot grâce à ses thématiques abordées et les portraits qu’il peint de ses personnages. Cependant, il peine à amener une intrigue satisfaisante autour de l’immigration et de l’acception de soi. En résulte une comédie pas des plus qualitatives ayant tendance à tourner en rond, malgré un rythme effréné. 7 jours reste néanmoins agréable à regarder en famille ou entre amis pour passer un moment détente.

7 jours est sorti au cinéma en France le 6 octobre 2021.

Avis

6.5 Mignonnet
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