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Critique Lou et l'île aux sirènes : un mauvais trip sous acide
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Cinéma

Critique Lou et l’île aux sirènes : un mauvais trip sous acide

Alexia Malige Alexia Malige29 août 201710 commentairesIl vous reste 2 minutes à lireUpdated:31 décembre 2024
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Présenté en Compétition au Festival International du Film d’Animation d’Annecy 2017, Lou et l’île aux sirènes de Masaaki Yuasa résulte sans aucun doute d’un trip raté.

Un tourbillon d’incompréhension, de démence et de délire psychotique. Lou et l’île aux sirènes délivre un effet machine-à-laver qui lessive les spectateurs jusqu’à l’épuisement et la lobotomie partielle. Avec ce long-métrage Masaaki Yuasa sombre dans l’excès affolant d’un rêve halluciné que personne n’est vraiment invité à partager.

Une exubérance exaspérante. Entre les cheveux verts luminescents, les voix haut-perchées et les courses en chaises de bureaux, on se lasse vite. Impossible de vraiment plonger dans Lou et l’île aux sirènes tant l’histoire reste floue et désaxée. Aucune entrée accessible pour pénétrer cette frénésie aliénée. On reste donc seul devant un écran, dont les couleurs saturées empêchent définitivement la moindre empathie. Et c’est les yeux explosés par cette fluorescence incontrôlée que l’on ressort entièrement vidé.

Des personnalités sans subtilité. Question personnages, les identités fortes et affirmées ont déserté. Tous sont taillés dans la pierre du cliché et lissés à la brésilienne. De véritables caricatures enquiquinantes, qui n’ouvrent la bouche que pour énoncer des banalités navrantes d’une mièvrerie écœurante. Aucune d’entre elles ne parvient à nous toucher et l’on est alors plus qu’heureux de les quitter.

Lou et l’île aux sirènes est à découvrir au Festival international du film d’animation d’Annecy 2017 et le 4 octobre 2017 au cinéma.

Retrouvez tous nos articles consacrés au Festival International du Film d’Animation d’Annecy ici.

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10 commentaires

  1. Anon sur 16 juin 2017 23 h 51 min

    Franchement vous êtes complètement à côté de la plaque. Chaque phrase transpire la condescendance la plus basse. Si au moins il y avait une quelconque argumentation. Quel article inutile, on n’est pas au bistrot du coin ici, vous êtes payée, faites un minimum votre travail.
    L’histoire est à la portée d’un enfant de trois ans. On est dans un film d’animation, alors oui il y a de la couleur, oui il y a de l’exubérance et des voix hauts perchés et beaucoup d’autres choses invraisemblables ; mais non ça n’a rien d’un rêve halluciné. Bien sûr un peu d’originalité ne peut que choquer la chroniqueuse de trois paragraphes. Irrécupérable.
    Et évitez de généraliser votre hostilité avec vos « les spectateurs, on, nous ». Vous insultez ceux qui ont applaudi le film ; donc un peu de décence et de respect.

    Répondre
    • Alexia Malige sur 18 juin 2017 23 h 58 min

      Ne pas aimer ne veut pas dire mépriser. Là est la nuance. Lou et l’île aux sirènes a nécessité un immense travail, comme toutes les œuvres présentées lors du festival, d’ailleurs. Ici, je n’exprime que mon ressenti, de la même façon que ceux qui ont été séduits par le style de Maasaki Yuasa. Le film possède certainement de nombreuses qualités auxquelles je n’ai pas été sensible, puisqu’il a été récompensé à Annecy. Mais pour ma part, je n’en ai apprécié ni l’originalité, ni la réalisation. Quant au mot « spectateur », il désigne simplement une personne en train de visualiser une production cinématographique. Définition neutre et sans ambiguïté qui n’implique en aucun cas une généralisation de l’avis du public.

      Répondre
  2. Anon2 sur 18 juin 2017 23 h 54 min

    Bonsoir,
    Ceux qui ont applaudi le film?
    Au Japon,alors car à Annecy je n’ai rien entendu.
    Bisou cher Anon et merci infiniment de vos critiques constructives et argumentées et dire que vous n’êtes même pas payé pour ça !!!Vous sauvez le cinéma d’animation par l’intelligence de vos propos.
    Au plaisir de vous voir en 2018 à Annecy,Anon.
    Ah non?
    N’est pas accrédité à Annecy qui veut.Oh c’est trop injuste!

    Répondre
  3. Anon3 sur 19 juin 2017 0 h 59 min

    Bonsoir Anon,
    Vous avez trois ans et le film est à votre portée.Mais que c’est beau!
    Bravo petit Anon.Mais n’êtes vous pas un peu jeune pour tout comprendre de ce film?
    Non,petit Anon,l’originalité seule ne suffit pas à faire un bon film d’animation.
    Continuez à vous documenter et à lire les critiques de l’info tout court.
    Un jour ,peut-être ,vous aussi pourrez condescendre .Mais il vous faudra beaucoup travailler pour y arriver.Courage!Le temps oeuvre pour vous.
    Quant à la décence et au respect,demandez donc à vos parents de vous réexpliquer ces concepts compliqués,vous ne pouviez pas c’est bien normal tout comprendre la première fois.
    Ils vous diront sans doute que le respect commence par toujours se présenter avant de s’exprimer et ne jamais écrire anonymement .
    Quant à la décence…chuuut..c’est beaucoup trop tôt.
    Anon3

    Répondre
  4. Anon sur 19 juin 2017 17 h 02 min

    Anon2 et 3, sûrement la même personne d’ailleurs, commencez par apprendre à taper correctement et à écrire français (condescendre, aux dernières nouvelles, n’existe pas), avant de donner des leçons. En plus vos interventions n’apportent rien du tout.
    J’étais à Annecy, séance de 10h30 jeudi 15 juin pour la présentation et la conférence du film, et il me semble que le bruit qui tonnait à mes oreilles était bien des applaudissements, très enthousiastes par ailleurs.

    Bref, je réponds à l’auteure qui a eu la gentillesse de répondre et qui apporte quelques nuances à ses propos. Certes, mon premier commentaire n’était pas très tendre, mais je n’ai fait qu’adopter le ton de l’article qui démolit complètement le film à force d’adjectifs et d’adverbes péremptoires. Ici on a l’impression qu’il vaut moins que la pire des daubes, alors que comme vous le dîtes vous-même, le film a certainement des qualités que vous auriez pu au moins évoquer et dire que vous n’y étiez pas sensible. Cela donnerait plus de crédibilité à vos propos et je n’aurais trouvé rien à y redire. La question n’est même pas celle de la récompense. On peut aimé ou ne pas aimé, il faut un minimum de nuances.
    Quant à l’utilisation des « spectateurs », « nous », « on », je maintiens ce que j’ai dit, c’est-à-dire qu’elle tend à généraliser vos propos à l’ensemble du public. C’est un procédé rhétorique classique qui cherche à emporter l’adhésion du public/lecteur. Ceux qui sont d’accord avec vous seront contents, ceux qui ne le sont pas risquent d’être fortement énervés.

    Répondre
    • Alexia Malige sur 19 juin 2017 22 h 12 min

      Pour information, le mot « condescendre » existe : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/condescendre/18009

      Répondre
  5. Bub sur 23 juin 2017 11 h 02 min

    Ceci n’est que votre avis mais le ton reste méprisant en plus d’être validiste et psychophobe (googlez ces termes, je ne suis pas un de vos parents).
    C’est honteux d’écrire des choses comme « Un tourbillon […] de démence et de délire psychotique. » ou « lobotomie partielle. » ou encore « frénésie aliénée ». Vous avez quelque choses contre les personnes malades mentalement ou déficientes mentales? Dites le pcq si oui, vous avez un problème avec moi.
    Autant vous avez votre avis concernant ce film, très bien; autant l’écriture de cette critique basée sur le mépris des malades et autre personnes neuro-atypique est juste la preuve de votre incompétence et de votre manque de base théorique en écriture critique. Déglinguer un film en usant de terme péjoratif se rapportant à la maladie mentale ou à l’handicape mental, c’est bas et intellectuellement pauvre. Avec autant de mots que vous aviez à votre disposition, vous auriez pu écrire une critique négative d’une autre manière sans être insultante envers une population qui souffre déjà de stigmatisation, d’insultes (les mêmes que vous employez), de violences physiques et morales.

    Répondre
    • Alexia Malige sur 23 juin 2017 12 h 10 min

      Il n’y a absolument aucun mépris ou once d’animosité envers les personnes souffrant d’une quelconque déficience mentale. Seulement un rapprochement entre un scénario trop décalé et un délire lié à l’usage de drogues dures. La plupart des autres critiques y font également référence. Faisons preuve d’un peu de second degré, car c’est en s’empêchant de rire de tout qu’on crée la stigmatisation.

      Répondre
  6. Ano Nim sur 24 juin 2017 9 h 10 min

    Bonjour,
    Le ton reste méprisant et nia nia nia et nia nia nia.
    Le ton reste amical ,devrait- on dire plutôt.J’ai lu toutes les critiques de ce film,pas une seule ne dit qu’il est captivant.Oui,il y a des couleurs vives,oui il y a de la technique mais il manque l’essentiel,ce je ne sais quoi ,ce presque rien qui fait toute la différence,qui envoûte,qui embarque,qui nous emmène ailleurs.
    De plus,s’il y a une deuxième lecture pour les adultes ,je tremble.
    Comment appelle-t-on déjà l’amour d’un vieux (si si d’un vieux..il a quatre fois l’âge de la sirène) pour un enfant.Un truc qui finit par ..phile.Ah mince le mot m’échappe.
    Il faut arrêter de vouloir aimer ce qui n’est pas aimable au seul prétexte qu’un pro de l’animation y a mis sa patte.Yuasa a du talent ..oui,peut-être …que ceux qui aiment se délectent.Les autres s’abstiendront.Pas plus compliqué que ça.
    Cela dit ,moi ,j’adorerais lire une critique favorable trés argumentée.

    Répondre
  7. Anonyme sur 5 octobre 2017 22 h 48 min

    « Masaaki Yuasa sombre dans l’excès affolant d’un rêve halluciné »
    Dites moi, avez vous fait des recherches sur le réalisateur et ses précédentes oeuvres ?

    Répondre

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