Plongez dans l’enfer de Marissa Irvine avec notre récapitulatif complet de All Her Fault. Casting, secrets et révélations finales : on vous dit tout !
L’année 2026 démarre fort pour les amateurs de thrillers psychologiques. La plateforme Peacock vient de signer son plus gros succès historique avec l’adaptation du roman d’Andrea Mara : All Her Fault. Cette œuvre, en partie inspirée d’un événement réel glaçant vécu par l’autrice (elle s’est retrouvée devant une maison inoccupée alors qu’elle venait y chercher sa fille), nous projette dans le cauchemar absolu de chaque parent. Derrière l’enlèvement de Milo se cache une vérité bien plus sombre. Attention, cet article contient des spoilers massifs. Nous décortiquons ici chaque épisode jusqu’au dénouement final.
Un casting cinq étoiles pour des personnages profonds
La réussite de All Her Fault repose avant tout sur ses interprètes. Au sommet de l’affiche, nous retrouvons Sarah Snook. L’actrice, déjà génialissime dans la non moins génialissime série Succession, prouve une nouvelle fois l’étendue de son talent. Elle incarne Marissa Irvine avec une fragilité et une puissance qui lui ont valu une nomination légitime aux Golden Globes 2026. Elle interprète une mère active qui voit son monde s’effondrer à cause d’un simple SMS non vérifié.
À ses côtés, Dakota Fanning (Jenny Kaminski), vue notamment dans Twilight ou plus récemment dans Ripley, livre une performance habitée. Jake Lacy campe un Peter Irvine narcissique et terrifiant, tandis que Michael Peña apporte son flegme au détective Alcaras. Le reste de la distribution (Sophia Lillis, Abby Elliott, Jay Ellis, Daniel Monks…) ne démérite pas.
Chaque personnage possède une profondeur psychologique réelle. Les créateurs de la série évitent ainsi le piège des archétypes. On ressent les forces et les faiblesses de chacun, ce qui rend l’immersion totale.

La maternité au scalpel : des thèmes sociaux percutants
All Her Fault brille par sa capacité à disséquer les travers de notre société. La série place la culpabilité maternelle au centre de son récit. À travers Marissa, nous observons comment le monde juge les femmes. Les médias s’emparent de la tragédie sans aucun scrupule. Ils cherchent le sensationnel et la une facile, transformant la douleur d’une mère en spectacle public. Quitte à torde la vérité. La série souligne également l’inégalité flagrante entre les genres. Elle met en lumière la pression subie par les femmes qui mènent de front une vie professionnelle et leur rôle de mère. Par contraste, la société tolère plus facilement qu’un père s’octroie du temps et un espace « à lui » ou délègue la gestion des enfants lorsqu’il travaille.
Ce poids du regard social alimente le titre de la série : Tout est de sa faute. On reproche à Marissa son manque de vigilance, tandis que la mère de Jacob subit des foudres pour avoir embauché une nounou aux références falsifiées. Pourtant, légalement, personne ne pointe du doigt les pères.
Le récit explore aussi avec intelligence la question du traumatisme et de « l’après ». Comment un enfant et son entourage se reconstruisent-ils après un tel choc ? Les scénaristes traitent les choix moraux versus les choix légaux avec une justesse rare.
Enfin, le thème du contrôle par le pouvoir et l’argent irrigue l’œuvre. Peter finance la vie de son frère qui vit dans la guest house, et la galerie de sa sœur, pour mieux les dominer et étouffer ses propres crimes.

Mensonges et rebondissements durant la série : on vous dit tout !
Mensonges et révélations s’enchaînent jusqu’aux derniers instants de All Her Fault, chaque épisode venant reconfigurer tout ce que l’on croyait savoir.
Épisode 1 : la disparition
Tout commence par une scène anodine : une sonnette, une femme venue récupérer un enfant… mais pas au bon endroit. Très vite, Marissa comprend que Milo n’est jamais arrivé chez Jacob, le fils de Jenny. Le numéro censé confirmer la garde est invalide. La panique monte. La police est alertée. Ana, la nounou de Milo reste injoignable. Les premiers flashbacks dévoilent la rencontre entre Marissa et Jenny, les deux mères. Le choc final tombe en toute fin d’épisode : Milo a été enlevé par Carrie Finch, la nounou de l’autre enfant. Cette dernière ment à la police et affirme ne pas connaître la nounou de Milo.
Épisode 2 : faux-semblants
Des retours en arrière montrent Marissa seule face à la maternité, tandis que la pression médiatique s’intensifie. Lors d’une conférence de presse, les parents sont violemment attaqués sur leur réussite professionnelle et leur couple. L’enquête progresse : l’identité de la nounou suspecte est fausse. On révèle l’existence d’un complice. Marissa et Jenny découvrent que les deux nounous se fréquentaient et emmenaient régulièrement Milo et Jacob au même parc, près de leur boutique de milkshakes préférés.
Épisode 3 : la rançon
Ana avoue avoir été amie avec Carrie. Elle raconte leur dernière rencontre lors d’un marathon où courait Peter. Elle dit avoir laissé Milo quelques minutes avec Carrie avant d’apercevoir un homme mystérieux à ses côtés. Pendant ce temps, un autre drame se joue en coulisses : Colin, le meilleur ami et associé de Marissa détourne de l’argent de l’entreprise.
Peter Irvine, lui, reçoit un appel de rançon. Il ne prévient personne et réunit l’argent en secret.
Grâce à un portrait-robot, la police identifie l’homme aperçu au marathon. Des photos de lui trône dans le salon de la femme de la « mauvaise adresse ».
Épisode 4 : les compromissions
La police diffuse le portrait du suspect, identifié comme Kyle, ancien enfant placé chez la femme de la « mauvaise adresse » du début. Il a d’ailleurs reçu la visite de Carrie Finch une semaine avant sa libération. L’inspecteur compromet son intégrité en acceptant de dissimuler une preuve incriminant le fils du directeur de l’institut spécialisé où il tente d’obtenir une place pour son fils handicapé. Il interpelle une ancienne collègue d’usine de Kyle qui reconnait la photo de Josie Murphy (Carrie Finch) mais ne dit rien. La police retrouve enfin la cachette des kidnappeurs. Kyle a été abattu. Milo n’est pas là.
Épisode 5 : les secrets de famille
Toute la famille Irvine est réunie. L’inspecteur Alcaras annonce que le complice est mort et que la peluche de Milo, Mr. Chips, a été retrouvée. L’enquête se recentre sur un week-end de Pâques : les cinq membres de la famille (Colin compris) étaient présents. Les interrogatoires révèlent les mensonges des proches, notamment une liaison secrète entre Lia et Colin. La vérité éclate sur l’accident du petit frère, Brian : Peter avoue être le vrai responsable de son handicap, ayant laissé Lia, la soeur, porter la culpabilité pendant des années pour se protéger. Le récit s’achève sur l’annonce de la police : Milo a été retrouvé vivant.
Épisode 6 : le retour
Milo rentre chez lui. Il raconte avoir été placé dans le coffre d’une voiture par un homme qui lui a caché les yeux. La police s’interroge : une rançon a-t-elle été payée ? Marissa nie. Le motel où se trouvait Milo est identifié. Un homme y a été assassiné : le père de Josie. Marissa découvre alors le sac de rançon intact. Peter avoue avoir menti : il a bien reçu un appel. Elle découvre aussi que son associé Colin a replongé dans l’addiction au jeu. Le bookmaker venu le menacer ce week-end-là n’était autre que le père de Josie. Celle-ci observe la scène du jardin avant d’entrer dans la maison et de braquer son arme sur le groupe.
Épisode 7 : la vérité de Josie
L’épisode bascule dans le passé. Josie et Kyle attendent un enfant. Kyle est arrêté pour trafic de drogues. Josie, restée seule, a un accident de voiture avec son bébé en quittant la maternité. Elle sombre dans la dépression quand elle apprend qu’il est mort. Ne supportant pas de vivre chez sa mère, après une altercation violente, elle part travailler avec son père. Le fameux jour de Pâques, son père retrouve Colin pour récupérer l’argent qu’il lui doit. Josie rencontre Milo et reconnait chez lui la même synesthésie qu’elle, celle pour laquelle tout le monde la prend toujours pour une « folle ».
Obsédée par l’enfant, elle commence à espionner la famille, se fait embaucher comme nounou chez Jenny pour se rapprocher de lui… et l’enlever. Elle demande de l’aide à son père pour de nouveaux passeports, mais celui-ci voit l’opportunité de faire chanter la famille. Il appelle Peter pour la rançon, puis tue Kyle tandis qu’il a envoyé Josie et Milo au motel. Sur place, Josie sort acheter un gâteau d’anniversaire pour Milo. Quand elle revient, son père est mort et Milo a disparu.
Épisode 8 : le piège
Retour au présent chez les Irvine. Colin tente de neutraliser Josie. Le coup de feu part accidentellement. Colin meurt. Puis, la vérité éclate enfin : lors de l’accident passé dans lequel Peter, Marissa et leur bébé étaient aussi impliqués (les deux voitures se sont heurtées), le bébé décédé était en fait celui de Marissa. Peter a échangé les bébés pendant que les deux mères étaient inconscientes.
Josie est sur le point de faire une révélation à Marissa quand Peter se jette sur elle et le tue sous couvert de légitime défense.
Josie laisse tombé le téléphone dans lequel son père a tout enregistré : Peter est venu au motel pendant l’absence de Josie pour verser la rançon. Il a tué le père et déposé son fils dans le coffre. Puis, il est revenu chez lui avec l’argent. Marissa comprend qu’elle est désormais prisonnière : dénoncer Peter signifierait perdre Milo. Se taire, c’est subir son emprise.
Quelque temps plus tard, lors des funérailles de Colin, elle embrasse Peter comme signe de réconciliation… après avoir mangé du soja, auquel il est mortellement allergique. Son auto-injecteur d’épinéphrine anti-allergie est périmé. La trousse de secours introuvable. L’ambulance arrive trop tard. Il meurt. L’inspecteur qui poursuivait son enquête, doutant de l’honnêteté de Peter Irvine, comprend la vérité (Marissa a tué Peter, Milo est le fils biologique de Josie). Il lui rend cependant visite pour l’informer qu’il va classer l’affaire. Milo et Marissa sont libres.

Pourquoi All her fault est une excellente série ?
All Her Fault s’impose comme une œuvre majeure grâce à sa maîtrise du suspense et sa profondeur thématique. Les rebondissements ne sont jamais gratuits ; ils servent un propos social fort sur la place des femmes et la perversion du pouvoir masculin. La réalisation joue avec nos perceptions et notre mémoire, nous forçant à remettre en question chaque indice.
La performance de Sarah Snook porte littéralement la série vers les sommets. Elle nous fait ressentir chaque battement de cœur, chaque montée d’angoisse. La conclusion apporte une satisfaction intellectuelle jouissive. C’est une critique acerbe du patriarcat déguisée en divertissement de luxe. La gestion des faux-semblants est exemplaire et la profondeur des personnages secondaires enrichit chaque scène.

