Diffusé à partir du 23 mars sur la plateforme de streaming Disney+, Lucky Luke dévoilait ses 3 premiers épisodes lors d’une avant-première exclusive au festival Séries Mania 2026. L’occasion de voir le célèbre héros de BD belge adapté de nouveau à la télévision sous les traits d’Alban Lenoir.
Le festival Séries Mania lançait son édition 2026 le vendredi 20 mars avec une programmation toujours aussi éclectique, tant au niveau des genres que de l’origine des fictions. L’occasion de découvrir en avant-première nationale et parfois mondiale, les programmes de demain ou encore de faire la lumière sur une série et de la lancer sous les meilleurs augures. Ainsi, le dimanche 22 mars, le festival lillois proposait les trois premiers épisodes de la nouvelle adaptation en live action de Lucky Luke, destinée à la plateforme de streaming Disney+. Emmenée par un casting 5 étoiles composé entre autres d’Alban Lenoir, de Camille Chamoux, d’Alice Taglioni ou encore de Jérôme Niel, la série déclinée pour sa première saison, en 8 épisodes de 35 minutes permet de se plonger dans les nouvelles aventures du cow-boy qui tire plus vite que son ombre.

Ici, Luke se prend d’affection pour une jeune fille, Louise, interprétée par Billie Blain, à la recherche de sa mère, disparue dans des circonstances troublantes. Décidé à l’aider, il va croiser le chemin de nombreux personnages haut en couleur dont les fameux frères Dalton. Mais ici les scénaristes, Mathieu Leblanc et Thomas Mansuy, déjà à l’origine de Panda avec Julien Doré, ont choisi de créer un Joe Dalton devenu amnésique suite à un choc particulièrement violent avec un… buffle ! Ainsi, de terreur de la fratrie la plus célèbre du Far West, il est devenu doux comme un agneau. Ne pouvant décemment pas laisser leur frère dans un tel état de gentillesse, le reste des frères Dalton – accompagné contre toute attente de Lucky Luke – vont tout faire pour tenter de lui faire recouvrir la mémoire.
Un arc narratif particulièrement réussi, qui permet à Jérôme Niel de faire une entrée en matière remarquée et, par ricochet, de développer un personnage beaucoup moins caricatural que son pendant de BD. Une arrivée qui va véritablement donner un nouveau souffle à un début de série qui se cherche un peu.
Lucky Luke, un héros impossible à adapter en live action ?
E c’est là que le bât blesse : une série qui se cherche aussi tôt dans sa narration a-t-elle des chances de se trouver ? Vous n’aurez pas deux heures pour y répondre mais le temps de cette première saison pour en juger par vous-mêmes. Pour autant, après le visionnage de ces trois premiers chapitres, une chose est certaine : c’est que ce live action de Lucky Luke sur Disney+ n’a pas su trouver une direction scénaristique suffisamment claire pour pleinement convaincre. Elle reste une comédie raisonnable, aux dialogues parfois inspirés, et qui fait la part belle aux personnages périphériques. Pour autant, nous étions en droit d’attendre un résultat plus exigent de la part d’une production de cet acabit.

Et si Astérix et Obélix, autres héros de BD qui portent l’estampe de René Goscinny, ont souvent réussi leur transition vers un autre medium, Lucky Luke n’a pas été aussi chanceux. On se souvient notamment du film de James Huth en 2009 avec Jean Dujardin et Mickaël Youn qui avait, lui aussi, tout pour devenir une référence culturelle et qui avait pêché par des faiblesses scénaristiques bien trop présentes. Reste donc la question : finalement, le cow-boy qui tire plus vite de son ombre n’est-il pas un héros qui n’appartient qu’à l’univers de la BD ?
