[Critique] Planétarium : vacuité d’une beauté désincarnée

Troisième long métrage de Rebecca Zlotowski, Planétarium tente de peindre le portrait de deux sœurs dans le Paris des années 30.

(Trop) ambitieux. Film d’époque au charme onirique, Planétarium avait sur le papier beaucoup à offrir. Spiritisme et discours sur le 7ème art à l’aube de sa puissance côtoient la question de l’amour fraternel et de la montée du nazisme. Entre autres. Trop riche, le métrage en devient confus, incapable de poser ses enjeux et encore moins de les creuser. La faute à une narration laborieuse et sans âme, résultat d’un scénario au rythme inégal qui veut dire beaucoup et qui finit par ne rien dire.

Beautés plastiques. Si les qualités visuelles de Planétarium ne sont pas en cause, on ne peut pas en dire autant de son duo d’actrices. Lily Rose Depp, pourtant solaire dans La Danseuse, semble ici spectrale, toute en moue boudeuse et interprétation sans aspérités. Nathalie Portman dans un élan de fadeur désincarnée, joue d’une inexpressivité folle jusque dans des moments d’émotions intenses, sorte de bel écrin qui restera malheureusement froid et vide. À l’image du film.

Planétarium sort en salles le 16 novembre 2016.

Avis

2.5 A éviter
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2 commentaires

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    Giovanna TARANTO on

    Film prétentieux et inutile, qui se perd et nous perd en route, tout en décors, en esquisses inabouties. Le vide absolu. Incompréhensibles louanges quasi-unanimes. Bref, à éviter…

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