[Critique] Obvious Child : douce-amère comédie

Au royaume de la petite comédie indé, les films se suivent et ne se ressemblent pas toujours. La preuve avec Obvious Child, osant braver les tabous et traiter un sujet délicat : l’avortement. Le tout avec le sourire.

Il y a des maladresses dans ce premier film Gillian Robespierre. La caméra ne fait pas toujours des merveilles et les acteurs ne trouvent pas systématiquement le ton juste, donnant au film un faux visage brouillon, illusion d’optique cachant une œuvre d’une justesse rare.

Passé un préambule particulièrement cru pour les amateurs du « les femmes sont des princesses », Obvious Child dresse le portrait simpliste et pourtant si réel d’une trentenaire mise brusquement face à ses responsabilités d’adulte. Des conséquences dramatiques si la réalisatrice ne prenait pas le partie d’en sourire, brisant l’interdit. Et cela marche ! Loin de provoquer le malaise, cette rom-com épicée parvient à trouver son rythme et diffuser son message de liberté. Liberté de choisir. Liberté d’en rire.

Obvious Child sort le 3 septembre 2014 au cinéma

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