[Découverte] Hutter Sin, Iqonik et inclassable

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Hutter Sin coupe le cordon. Après s’être entouré d’un groupe pour son premier album Hazel, ce jeune musicien de 22 ans sort Iqonik, qu’il a écrit et composé intégralement. Un titre à double sens, pour un opus à la prise de risque assumée.

Virage à 180° – L’artiste parisien fait en effet la part belle à l’expérimentation sur cet album. Sa voix androgyne singulière, combinée aux expérimentations sonores et électros, peuvent déconcerter à la première écoute. On est ainsi très éloignés de l’univers rock du premier album : la batterie a laissé place aux beat froids de la boîte à rythme, les synthé ont pris le dessus sur les riffs de guitare. Une prise d’indépendance voulue de la part d’Hutter Sin, qui ne gagne pas forcément au change…

Inclassable –  Globalement, on regrettera l’émotion qui émanait du premier album. L’aspect très mécanique de la voix, les refrains entêtants, presque anxiogènes (le « la la la » de Give You All notamment) empêchent Hutter Sin de se mouvoir complètement. Malgré une production bien léchée, l’ensemble d’Iqonik manque un peu de nuances. On saluera tout de même la prise de risque de cet artiste inclassable.

Iqonik d’Hutter Sin, sorti le 13 juillet 2016.

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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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