[Critique] Wild, droit(s) chemin(s)

Une nouvelle histoire vraie sous le coude, Jean-Marc Vallée – réalisateur du célébré Dallas Buyers Club – s’en va narrer la randonnée cathartique entreprise par Cheryl Strayed dans Wild. Et une fois de plus, il offre à une comédienne au pied d’un rebond une prestation à nu, sans confort ni fards à paupière, prompt à susciter les louanges.

On pourrait redouter l’effet mécanique de la formule gagnante vidée de la saveur d’un premier essai réussi. Vallée l’écarte en mutant l’expérience métaphysique du retour à la nature en un portrait de personnage à la forme déconstruite selon des motifs sensoriels (un son, un regard…). En résulte un voyage psychique parfois surprenant, pertinent comme semble t-il fidèle à sa source véridique d’origine.

Pourtant, la cohérence de sa mise en forme ne trouve pas toujours l’écho attendu et l’émotion paraît caresser la surface du récit. Ce dernier, subtil et foisonnant lorsqu’il met à mal l’épatante Reese Witherspoon, se révèle quelque peu stéréotypé et artificiel dès lors qu’il remet en lumière le passé de sa protagoniste. En résulte une sensation de langueur, niché au cœur d’un long-métrage intelligemment pensé.

Wild sort le 14 Janvier 2014 dans les salles françaises.

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