[Critique] Victoria : un petit côté Bridget Jones à la française

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Pour son second long-métrage, Justine Triet n’a peur de rien et ratisse large. La vie de Victoria n’est pas si simple, mais qu’est-ce qu’elle est drôle !

Comédrame et dramédie. La réalisatrice de La bataille de Solférino prend de l’assurance aussi bien dans sa mise en scène (fini la caméra à l’épaule) que dans ses propos. Ici, on nage en pleine comédie sur des sujets profondément dramatiques. Monoparentalité, procès, drogues, médocs, sexe, le quotidien de Victoria est tellement tragique qu’il en devient drôle. Sur un rythme haletant, cette avocate perdue, cheveux gras, confie ses problèmes à n’importe qui, mais jamais la bonne personne, jamais au bon moment. Un régal.

Virginie Efira tient la barre. Dans le rôle-titre, Virginie Efira se donne sans compter et mène sa barque avec brio. Amusante, touchante, détestable, la comédienne se laisse voir sous toutes les coutures avec une sensibilité et un naturel qui forcent le respect. En face, on retrouve un Vincent Lacoste qui continue de gagner en maturité, parvenant à exister dans l’ombre de cette tempête blonde. Dommage que leur association ne fasse pas plus d’étincelles, comme si finalement elle n’avait pas sa place dans la vie de Victoria.

Victoria sort le 14 septembre 2016. Retrouvez nos autres critiques

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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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