[Critique] Vendeur de père en fils

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Le milieu de la vente est un milieu impitoyable, ça tout le monde le sait. C’est pourquoi Vendeur, qui suit les retrouvailles entre un ponte du milieu et son fils au chômage, ne peut rien raconter de neuf. Ça tombe bien, Sylvain Desclous n’a pas choisit pour son premier long-métrage d’innover de quelque manière que ce soit. Il a plutôt entrepris une étude de caractère appliquée, limite scolaire, dont la lenteur épouse le morne quotidien de son personnage central.

Sur ce point, Vendeur tient la route et finit par imposer sa lente sérénade. Derrière son air placide, il laisse deviner la détresse qui gronde, le fracas des douleurs qui pèsent. Cependant, la qualité de la suggestion est un peu légère quand elle s’inscrit dans un milieu autant traité, très souvent avec plus de mordant et d’énergie.

Un premier long-métrage est avant tout affaire de passion. Si la dimension sociale joue un rôle prépondérant dans Vendeur, c’est finalement pour mieux parler de la relation entre un père et un fils, joliment réinventé par les agissements intrusifs du padre. Là aussi, le film se montre plutôt juste. Dommage qu’il ne trouve pas le temps pour donner aux deux personnages un traitement équivalent.

Vendeur sort le 4 Mai 2016 en salles.

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Avis

5.5 Mi-figue Mi-raisin
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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