[Critique] Valley of love, Gerard et Isabelle

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Guillaume Nicloux est un cinéaste aguerri mais quelque peu impénétrable si l’on suit le parcours de sa carrière. Preuve en est avec la sélection en compétition de son nouveau long-métrage intitulé Valley of Love et imaginant les retrouvailles en plein bush américain d’un couple d’acteurs divorcé. Pourquoi se revoir? Parce que leur fils mort les a convié à un mystérieux jeu de pistes.

Très vite se dessine à la surprise générale une variation méta sur les deux monstres qui sont au centre de ce nouveau long-métrage: Isabelle Huppert et Gérard Depardieu. Perdus au milieu du désert, les voilà cherchant à communiquer avec le monde des morts en une valse tourneboulant de longs échanges dialogués et des déambulations où le corps monstrueux de Gérard est réinventé. Ce dernier s’y dévoile sans fards ni embellissement et émeut lorsqu’il nie la mort de son fils.

Le problème que ne tarde pas à rencontrer Valley Of Love tient tout entier dans la portée méta de son récit. Cette singularité ouvre un champ des possibles que le cinéaste restreint à une réflexion anecdotique sur l’image et la carrière de son duo de laquelle on ressort amusé comme presque touché mais frustré. Si on ajoute les plaintes répétitifs de Gérard en plein cagnard on obtient un film tout à fait attachant mais dispensable en cette compétition.

Valley of love sort le 17 juin 2015 après sa projection en sélection officielle à Cannes.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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