[Critique] Toni Erdmann, les multiples facettes de l’amour

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Après Sieranevada, on a encore le droit à une oeuvre de 2h45 sur la famille. Le film de Maren Ade, Toni Erdmann, s’attarde exclusivement sur la relation entre un père bon vivant et sa fille qui ne vit que pour son boulot. Tout commence par une simple blague : le vieil homme rend visite à la jeune femme à Bucarest et voyant qu’elle ne se sent pas bien, il décide d’inventer et de jouer un personnage pour lui montrer son amour. C’est ainsi qu’apparaît Toni Erdmann.

La mise en scène de Maren Ade est l’incarnation de la sobriété. Elle enlève les barrières entre  les personnages et le spectateur. Ce dernier se sent proche d’eux – ce qui explique des réactions totalement surréalistes pendant la projection. C’est un tour de force d’impliquer un public avec une telle fougue.

En plus de nous émouvoir, c’est le film le plus drôle de la compétition. On se souviendra longtemps d’une étonnante fête qui a provoqué un fou rire salvateur. C’est par ce mélange des tons, mais aussi par la richesse de l’écriture et le talent des deux comédiens que Toni Erdmann réussit à marquer Cannes de son empreinte. Pourquoi pas un beau prix d’interprétation féminine ?

Toni Erdmann sortira le 17 août 2016 et est présenté en compétition lors du du Festival de Cannes 2016.

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8,5 Pépite !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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