[Critique] The Nice Guys, maestria de la cool attitude

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The Nice Guys fut l’objet de bien des fantasmes cinéphiles. Au sein d’une machinerie hollywoodienne industrialisée, le projet s’entrevoyait comme une bouée libératrice au doux parfum nostalgique. Dès sa scène d’ouverture, une donnée merveilleuse surgit : voilà 14 ans que Shane Black, pilier du cinéma d’action des 80’s, mûrit son nouveau bébé et s’agite à lui donner une dimension qui excède l’attendue pantalonnade.

Qu’on ne s’y trompe pas, The Nice Guys est d’abord l’un des buddy movie les plus réjouissants du genre. En impayable connaisseur, Shane Black compose un petit précis d’écriture dont les multiples digressions enrichissent l’ensemble. Au sein de son royaume référentiel, il réinvente les figures muettes du burlesque d’antan et fait naître un des duos les plus alchimiques du cinéma moderne.

Russel Crowe et Ryan Gosling, ici au sommet de son art physique, provoquent des feux d’artifice de plaisir, toujours magnifiquement cohésifs. C’est pourtant l’art d’une mise en scène aérienne qui fait grimper The Nice Guys dans une classe supérieure. Son goût pour le portrait et son soin du détail font du film un portrait éclatant des années 70, à la fois détonnant de modernité et respectueux de son époque.

The Nice Guys est visible dans les salles obscures depuis le 15 mai 2016, date de sa présentation cannoise hors-compétition.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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