[Critique] The False Foundation : Archive, entre ombre et lumière

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Surprendre encore et encore. Archive a de quoi entretenir la flamme : vingt-ans de relation intime avec ses fans, basée sur une discographie foisonnante et surtout très hétéroclite. Son dixième album, The False Foundation, ne déroge pas à la règle et explore un peu plus les territoires électros empruntés dès sa première publication, Londinium.

Expérimental. Le collectif londonien à géométrie variable piloté par Darius Keeler et Danny Griffith n’est visiblement pas en manque d’inspiration lorsqu’il s’agit de publier un album (presque) tous les ans. Sur la lancée de son concept album Axiom (2014), Archive expérimente de la plus belle des manières. Une  liturgie de douze morceaux, aussi euphoriques (le titre False Fundation) que contemplatifs (Blue Faces, qui ouvre l’album), dont le dénominateur commun est la richesse instrumentale.

Moins abordable. Un album aux sonorités subtiles qui nécessitera plusieurs écoutes. Naviguant entre indus’ à la Nine Inch Nails et trip-hop façon Massive Attack, The False Foundation tranche nettement avec son prédécesseur Restriction, aux couleurs plus pop. S’enveloppant d’une ambiance électro plus obscure, ce dixième album est sans doute un disque-charnière dans la discographie du collectif londonien. Plus apaisé mais moins abordable, Archive continue de naviguer entre ombre et lumière, de quoi entretenir la flamme encore longtemps.

The False Foundation d’Archive, sorti le 7 octobre 2016.

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Avis

7.5 Apaisé
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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