[Critique] The Duke of Burgundy : dominant et dominé

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C’est l’histoire de deux femmes amoureuses à une époque indéfinie. Tous les jours, elles pratiquent un rituel où Evelyn joue la servante impuissante et Cynthia la maîtresse de maison tyrannique. Mais Cynthia commence à avoir des doutes par rapport à leur relation tandis qu’Evelyn s’enferme dans le plaisir de la soumission.

Le film se révèle d’une extrême subtilité, aussi bien dans sa mise en scène que dans son scénario. Avec The Duke of Burgundy, Peter Strickland parvient à aborder un sujet complexe sans sombrer dans le vulgaire. Malgré un goût un peu trop prononcé pour le symbolisme – de nombreux papillons qui sont pour la première fois du cinéma crédités au générique après les acteurs – et un rythme plutôt lent, le film s’avère très intéressant. Sans oublier les performances des deux actrices, Sidse babett Knudsen (Borgen) et Chiara D’Anna, qui sont époustouflantes du début à la fin.

Au final, un long-métrage qui détonne de manière positive sur la production cinématographique actuelle. Certes, cela ne plaira pas à tout le monde, mais The Duke of Burgundy est réalisé avec beaucoup de talent, il trouvera sans mal – on l’espère – son public.

The Duke of Burgundy sort le 17 juin 2015.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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