[Critique DVD] The Dead Lands : Maori qui rira bien le dernier

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NDLR: Retrouvez le test technique et le test des bonus en bas de l’article.

Les Néo-Zélandais ne sont pas que des mecs en noir, effrayant les terrains de rugby à grands coups de Haka et de bestiaux de 150kilos te fonçant dessus à pleine vitesse. C’est aussi un peuple fier, descendants des légendaires guerriers Maoris, héros de ce The Dead Lands d’excellente composition.

On se prend rapidement au jeu de ces tribus, vivant il y a des siècles de cela, où la culture du combat et du respect de ses ancêtres prédominaient. Avec une matière aussi riche, Toa Fraser nous livre une passionnante histoire de vengeance et d’honneur, empreinte de tradition et de tirage de langues avant d’ensanglanter son adversaire.

La réalisatrice filme les paysages de la Nouvelle-Zélande et offre des plans de toute beauté, alliant le sauvage et le sublime. Tournant dans la langue maori, les acteurs se montrent à la hauteur des aïeux et fascinent autant qu’ils effraient par leur chorégraphie violente. On pardonne à The Dead Lands ses quelques maladresses pour profiter du spectacle avant de retourner à la folie du ballon ovale.

The Dead Lands est disponible en Blu-Ray, DVD et VOD.

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Avis

7.3 Puissant

Hébergé chez Wild Side, ce DTV de qualité connaît un traitement aux petits oignons typique de l’éditeur au chat miaulant. Sa photographie (profitant à plein des époustouflants décors de la Nouvelle-Zélande) est ici retranscrite en un mélange détonnant, à la fois plein de pêche et de netteté. La partie sonore use de la version originale maori en DTS pour laisser éclater à la fois la bande originale électronique et les percussions, côtes brisées et autres déchirures frontales. Plus encore que d’habitude, fuyez la version française qui fait s’évaporer le charme de cette production locale.

En dehors des bandes annonces d’usage s’affiche un imposant documentaire intitulé « La renaissance de la culture Maori » (52’). Fruit d’un partenariat entre la France et la Nouvelle-Zélande, le reportage cherche naïvement à redonner sa noblesse à une culture souillée du sang des colons britanniques. L’œuvre possède en sus toutes les qualités propres à sa démarche initiale, à savoir enseigner les bienfaits d’un peuple qui respectait les éléments naturels et d’honorables codes d’honneur. Tout cela avant que l’Occident vienne faire un sanglant ménage et ne propose à la place que le mirage du profit.

Malheureusement, c’est bien le propos suggéré par The Dead Lands lui-même qui au détour d’une séquence d’action prône la défense des siens contre un oppresseur de l’intérieur. Une démarche mille fois plus originale que ce documentaire ânonné par un narrateur qui traîne chaque phrase comme si il nous faisait la lecture d’un vieux Playboy. Le long d’illustrations plutôt ridicules, on a un peu la sensation d’assister à film de vacances à la portée pédagogique qui aurait plus sa place au musée local.

  • Film 8
  • Image 9
  • Son 8
  • Bonus 4
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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