[Critique] The Colour in Anything : James Blake, poète cosmique.

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A l’instar de Radiohead, James Blake a crée la surprise le 6 mai dernier en dévoilant sans préavis, The Colour in Anything, son troisième album studio. Fidèle à sa méthode de travail (il enregistre l’intégralité de ses créations chez lui, dans son appartement de Londres), le jeune auteur-compositeur et producteur anglais nous offre 76 minutes de poésie cosmique.

Chef de file d’une soul moderne enrobée d’électronique, James Blake avait bluffé tout son monde avec ces deux précédents albums. Le jeune prodige récidive avec The Colour in Anything, un opus aux couleurs froides et aux sonorités très riches. Blake s’applique à nous faire voyager parmi des paysages lunaires et mouvants, entre pop/soul romantique et univers électro introspectif.  L’album est ainsi nourri d’une mélancolie communicative, insufflée par la voix évanescente de Blake, souvent texturisée à coup d’auto-tune ou vocodeur bien dosé (Points, Timeless).

S’imposant d’emblée comme le fil rouge de The Colour in Anything, le désarroi amoureux de Blake est étayé par l’omniprésence du piano. Une introspection toutefois partagée, à l’image de la collaboration de Bon Iver sur I Need A Forest Fire et de l’illustrateur sir Quentin Blake pour la pochette de l’album, qui a su capter l’essence de la musique de son jeune homonyme : sensible et envoûtant.

The Colour in Anything de James Blake, sorti le 6 mai 2016.

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Avis

8,5 Envoûtant
  • Votre avis (4 Vote) 9.2
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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