[Critique] The Big Short, rira bien qui rira le dernier

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Porté par un casting cinq étoiles (Bale, Gosling, Pitt, Carell), The Big Short d’Adam Mckay tente l’impossible : décrire l’invraisemblable crise financière de 2008 qui a mené les plus pauvres à plus de pauvreté et les plus riches à plus de richesse.

Le long-métrage est adapté du Best-seller éponyme de Michael Lewis et possède dans sa forme comme dans son fond, un esprit particulièrement scorsesien. L’univers visuel et narratif du Loup de Wall Street n’est pas loin entre la voix-off, le montage vif et l’humour cynique. D’ailleurs, la mise en scène d’Adam Mckay tient plutôt solidement cette référence, même s’il y a un manque flagrant de style personnel.

Quant à l’histoire et à ses personnages, c’est du bon boulot : Carell continue sa percée dans le drame après Foxcatcher, Gosling passe par la case coiffeur, Bale fait du Bale – en faire beaucoup, mais le faire bien – et enfin Pitt incarne un retraité de la finance anecdotique, mais toujours classieux. La force du sujet (monde boursier = Apocalyspse Now) emporte tout sur son passage et on finit par se dire une nouvelle fois que la bêtise humaine n’a vraiment pas de limite.

Sur ce, on va chercher notre valium.

The Big Short sort le 23 décembre 2015.

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Avis

7,5 Thérapie de groupe
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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