[Critique] Tangerine : L’ovni transgenre de Noël

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Tangerine nous embarque pour un voyage incongru à travers Los Angeles, aux côtés d’une jeune prostituée transsexuelle qui part à la recherche de sa rivale, la veille de Noël.

Véritable ode à la différence, Tangerine c’est une galerie de personnages désabusés aux destins croisés qui vont se déchirer et se réconcilier, avec pour point de rencontre un magasin de Donuts, sorte de microcosme dans lequel chacun va pour voir régler ses comptes. La Cité des Anges devient elle-même un personnage à part entière, tel un théâtre aux couleurs criardes, voire saturées, dans lequel se déroule cette tragi-comédie amoureuse. C’est fou comme Hollywood Boulevard prend alors un tout autre aspect quand il est montré du point de vue des travestis, prostitués et autres chauffeurs de taxis un peu pommés, qui le parcourent nuits et jours.

Tourné à l’Iphone 5S dans les rues de Los Angeles (presque à la manière d’un docu-fiction), Tangerine nous offre tout de même des cadres travaillés, nous approchant parfois au plus près des visages de ses personnages, nous plongeant d’autres fois au cœur de la ville, volonté assumée de réalisme et d’authenticité. Pari réussi. On est en immersion totale dans l’univers exubérant, plein de folie, de cynisme et d’hystérie des prostituées transgenres.

Tangerine sort en salles le 30 décembre 2015.

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Avis

7 Un ovni rafraîchissant
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À propos de l'auteur

Morgane

Petit koala accro aux sorties et aux découvertes culturelles (autant qu'aux feuilles d'eucalyptus et au chocolat). Malgré mon amour incontesté pour le sommeil (normal pour un koala) je reste toujours à l'affût du prochain événement à vous proposer.

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