[Critique] La Sociologue et l’Ourson, la France est une peluche

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Dans un temps vraiment pas lointain, un pays d’anciens gaulois s’est écharpé autour d’un débat tout simple : le mariage doit-il être pour tous ou pas ? Au milieu de ces échauffourées sans fin, il y avait une femme, Irène Théry, sociologue de renom et mère de Mathias. Ces deux attributs font l’objet de La Sociologue et l’Ourson, qui voit des mois de confrontation agitée réunis au sein de la chambre à coucher du bambin.

L’enfant est encore l’adulte doté de la plus grande capacité d’écoute qui soit. Son innocence redevient la notre, lorsque des peluches et des chaussettes rejouent des heures d’échanges radiophoniques comme téléphoniques. Le procédé est à la fois rafraîchissant et émouvant. Il établit une distance avec le sérieux de la situation tout en rapprochant son audience du cœur du sujet, à savoir défendre une conception mesurée du débat.

Le procédé est un peu limité puisqu’il concentre son attention sur les interventions d’Irène Théry. Pourtant, qui pourrait blâmer Mathias (et son co-réalisateur) de donner la voix à une telle experte et une telle personnalité ? Brillante oratrice, cette femme fascine autant qu’elle interroge. Lors de bulles pédagogiques merveilleusement spontanées, elle rappelle une évidence : le mariage est une donnée de nature évolutive.

La Sociologue et l’Ourson est distribué en salles depuis le 06 Avril 2016, souvent accompagné de débats passionnés. Avis aux curieux.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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