[Critique] Sleeping Giant, tourments de l’été

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Sleeping Giant est l’opposé exact d’un film original. En épousant le regard de trois adolescents sauvages sur un été, Andrew Civino, dont c’est ici le premier long-métrage, retrouve tous les codes usuels du genre. Les gamins affronteront la solitude, l’ennui, la désillusion et apprendront à être plus adultes que les parents qui ont la charge de les surveiller. Et pour pimenter le tout, ils affronteront quelques poncifs d’écriture, histoire de.

Partant de là, Civino réussit pourtant l’exploit de composer une œuvre attachante, doté d’une texture visuelle presque immersive. Le regard qu’il porte est dénué de tout jugement moral, traversé par un amour distant avec les sujets qu’il scrute à la loupe. Le cinéaste embellit même quelques poncifs grâce à ses outils sensoriels, à l’instar cette séquence de basket où les corps se frôlent.

Ses interprètes livrent également une prestation sans fards, même si le charisme n’est pas ce qui les caractérise le mieux. L’étouffement que provoque cette balade adolescente prouve en tout cas que Civino a le potentiel pour être un cinéaste intéressant, qui pourra à l’avenir donner un nouvel élan à ses magnifiques décors de l’Ontario.

Sleeping Giant sort le 17 février 2016 en salles.

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Avis

6.5 Pas mal
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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