[Critique] Seul sur Mars, le frisson de la bêtise

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Arrivé en mi-parcours, l’énergie déployée par Seul sur Mars fait apparaître une évidence : la nouvelle œuvre de Ridley Scott ressemble à s’y méprendre à une commande. La vision d’une NASA triomphante, loin de toutes aspérités en dépit des potentiels conflits, prête plus d’une fois à sourire par son assurance à la fois crâne et béate.

En un tour de passe-passe que seul un ex-publicitaire averti pouvait orchestrer, il ressort paradoxalement de cette propagande luxueuse une naïveté à laquelle il est difficile de résister. Fasciné par la faculté du cinéaste à rendre lumineux le verbiage scientifique parfois le plus nébuleux, on est happé par la beauté des paysages, touché par les contours simplistes de cette histoire humaine.

Mieux, on finit par avoir envie d’y adhérer puisqu’après tout, Seul sur Mars se fait porte-parole d’une croyance un peu perdue en la beauté de l’espace. Et quoi de plus majestueux qu’une planète Terre unie face à un astronaute seul sur une planète désertique sans ressource ? Rien sans doute, comme en témoigne la sensation d’euphorie, à la fois bête et cinématographique, qui nous traverse à la sortie du film.

Seul sur Mars sort le 21 Octobre 2015 en salles.

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Avis

7,5 La croyance a du bon
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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