[Critique] Scherzo Diabolico à l’orange sanguine

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Réalisé par Adrian Garcia Bogliano, Scherzo Diabolico est un thriller horrifique mexicain fortement déplaisant et incroyablement difficile d’accès. Un ovni moins excentrique, bien plus machiavélique que (le très berlinois) Der Bunker.

Coincé entre une épouse acariâtre et un patron qui lui refuse une promotion, Aram décide d’enlever la fille de son chef en échange d’une rançon. Imaginez Le crime était presque parfait d’Hitchcock sans l’apparat glamour, avec du sang, du sexe et de la musique classique.

A l’image de ses personnages, Scherzo Diabolico dégage quelque chose de méprisable, de poisseux et de cru. Relégué au rang de voyeur, le spectateur se sent mal à l’aise, impuissant et apathique devant ce fait-divers régi par la Loi du Talion. Alors certes, on se laisse porter mollement pendant la première heure, bercé par du Moz ou du Bethov (il manquerait presque du Doris Day), jusqu’à ce que le réalisateur nous tire brutalement de notre torpeur grâce à un retournement de situation assez jouissif et un brin cynique. Et paradoxalement, cela vaut presque le coup de mettre à mal notre curiosité.

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06 Malsain
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