[Critique] Rosalie Blum : tendre mélancolie

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Inspirée de la bande dessinée éponyme, Rosalie Blum se décline maintenant au cinéma.

Reprenant le principe des trois tomes de la BD originelle, Julien Rappeneau se joue de la temporalité, et du spectateur, en nous racontant son histoire en se basant sur le point de vue successif de chacun des trois personnages. Un parti pris qui convient tout à fait à l’adaptation cinématographique, éclairant l’intrigue au fur et à mesure.

Mais le véritable point fort du film réside dans son joli casting. Kyan Khojandi, pour son premier rôle sur grand écran, étonne dans le rôle d’un trentenaire plein de candeur, qui chercher à échapper à une mère castratrice et qui croit profondément au hasard. Alice Isaaz est désarmante de naturel, et Noémie Lvovsky, intrigue avec un personnage tout autant énigmatique que profondément triste.
Mais nous renvoyant sans cesse à nos propres fragilités et à notre propre solitude, c’est cette doucereuse mélancolie qui finit par prendre le dessus sur ce qui se veut un feelgood movie, les touches plus légères, bien qu’excellentes, étant trop rares.

Mélange d’humour, de tendresse et de naïveté doublée d’une réflexion intéressante sur le bonheur et le hasard, Rosalie Blum est une petite bouffée d’amour enrobée dans un cocon de mausaderie.

Rosalie Blum sort en salles le 23 mars 2016.

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À propos de l'auteur

Morgane

Petit koala accro aux sorties et aux découvertes culturelles (autant qu'aux feuilles d'eucalyptus et au chocolat). Malgré mon amour incontesté pour le sommeil (normal pour un koala) je reste toujours à l'affût du prochain événement à vous proposer.

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