[Critique] Room, survivre à l’enfermement

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Adapté du roman éponyme d’Emma Donoghue, Room s’impose comme un des premiers chocs émotionnels de l’année 2016. L’écrivaine a porté son projet tout le long (du scénario au choix du réalisateur) et elle parvient à capter le monde mental d’un garçon de cinq ans qui a toujours vécu dans une seule et même pièce : la « room ».

Ce n’est pas par goût pour l’isolement que Jack et sa mère vivent dans un cabanon grand comme une chambre de bonne, mais bien parce qu’ils sont prisonniers d’un monstre. Un homme les retient et viole la mère à la moindre occasion (Brie Larson, gagnante de l’Oscar de la meilleure actrice). L’histoire glace le sang, mais le sujet n’est pas traité comme un vulgaire fait divers. Au lieu de plonger tête la première dans le thriller, le récit parle de l’union indescriptible entre une mère et son enfant, ainsi que de la reconstruction psychologique après avoir été enfermé pendant de nombreuses années.

Room peine tout de même à développer son sujet, limité par son format cinématographique trop superficiel par rapport à la complexité de l’histoire. Néanmoins, avec son incroyable jeune protagoniste, Jacob Tremblay, le cocktail d’émotions nécessaire à la réussite du cinquième long-métrage de Lenny Abrahamson est bien présent.

Room sort le 9 mars 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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