[Critique] Red Rose : la révoltée et le résigné

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Téhéran, juin 2009, la population ose dire « non », la jeunesse fait entendre sa voix Le Printemps arabe a trouvé son berceau. C’est le point de départ de Red Rose de la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, qui filme la révolte et l‘oppression dans le cadre intimiste d’un appartement. Un homme d’âge mûr aide une jeune étudiante engagée, à échapper aux autorités en l’accueillant chez lui. Le propos, non illustré par des images de foules piétinées, est magnifié par la simplicité de ce face à face qui, bien loin du tumulte, dégage autant de force, de puissance que les événements extérieurs.

Red Rose repose sur la confrontation des générations, l’antinomie incarnée par deux protagonistes dont les visions s’opposent : la résignation face à la révolte, la fougue face à l’expérience. Sepideh Farsi analyse à travers le regard de Sara, les nouvelles préoccupations et les codes de communication d’une génération qui a tenté de faire bouger les grandes lignes d’une société traditionaliste. Sans jamais rien montrer de la violence extérieure, la réalisatrice porte un regard fasciné sur le mouvement qui a animé son pays tout dévoilant la complexité d’une intimité naissante entre deux êtres dépassés par l’actualité.

Red Rose sort le 9 septembre 2015

Critique écrite par Julie Brando

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