[Critique] Rectify S03 : la passivité qui a du bon

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Rectify continue de briller. Sans perdre de force, ni d’intelligence, le joyau de Ray McKinnon poursuit sur un rythme lent pour nous reprendre tout entier dans sa spirale contemplative (relire notre séance de rattrapage).

Si le mutisme de Daniel Holden (Aden Young) flirte avec l’overdose de passivité durant la majeure partie de la saison, on ne dépasse jamais la ligne. Car malgré l’enquête du Sheriff Daggett (J.D. Evermore) qui ne cesse d’enfermer l’ex-détenu dans un passé duquel on craint qu’il ne se relève jamais, le show compense le sur-place émotionnel de l’un en donnant à Teddy Talbot (Clayne Crawford) une dimension extraordinaire, ne serait-ce que dans la scène finale du deuxième épisode.

Et le final de cette troisième saison de Rectify, qui tend vers toujours plus de questions judiciaires, nous emmène paradoxalement tout droit vers la délivrance de son protagoniste charismatique, sous forme de promesse. Derrière le générique court et léché qu’on aimera tant retrouver pour une saison de plus, on espère que Daniel prétendra à la légèreté qu’on semble enfin entrevoir. Loin de Paulie ? Loin de la prison ? Loin de tous ceux qu’il a connus ? À suivre…

Article écrit par Simon D. Réhon

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