[Critique] Psiconautas, the Forgotten Children ou l’animation maudite

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Psiconautas, the Forgotten Children a tout pour lui. Il est sombre, magnétique, angoissant ; il dégage l’aura des dessins-animés cultes des années 80, de l’atmosphère polluée et oppressante d’Akira à la recherche de la Vallée des merveilles du Petit dinosaure. Soyons lucide, ce petit bijou de l’animation restera prisonnier du cercle confidentiel des adeptes de la bande dessinée d’origine ou du cinéma de genre.

À travers la fable animalière, Psiconautas nous emprisonne sur une île monstrueuse où tout se meurt. Le recours à l’expressionisme étaye le discours déprimant, voire alarmiste, sur la situation économique et écologique de la Galice (Espagne). En dépit de ses immenses qualités visuelles et graphiques, il se repose trop sagement sur les codes narratifs du film choral au spleen adolescent. L’intrigue plonge avec une complaisance parfois malsaine dans la noirceur, sans réels profondeur ou enjeux. On ressent tout de même un coup de cœur pour le héros Birdboy, petit oiseau charismatique et torturé au look Burtonnien (toujours lui !).

Psiconautas n’a pas encore de date de sortie mais était présenté en compétition au Festival d’animation d’Annecy.

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Avis

7 angoissant
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