[Critique] Poesía sin fin, être artiste jusqu’au bout

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Après La danza de la realidad sur son enfance au Chili, le cinéaste inclassable Alejandro Jodorowsky continue à explorer son passé avec Poesía sin fin. Cette fois, il revient sur sa période poétique, de sa lutte contre sa famille (anti-artiste) et de la découverte de sa vraie famille : les artistes en tout genre.

Si vous vous attendez à un biopic classique, vous vous trompez lourdement. Jodorowsky a un ton libre, sans tabou, c’est un artiste absolu dans le sens qu’il n’accorde aucun intérêt à l’avis de ceux qui ne le sont pas. Il croque la vie à pleines dents se souciant peu des répercussions.

C’est un hymne à la poésie qui rappelle le cinéma de Fellini. À sa grandeur, sa vulgarité, sa finesse, ses excès. Les deux cinéastes sont formés du même matériau, chacun avec un style qui lui est propre tout en étant étrangement similaire. Comme chez Fellini, l’humour est omniprésent et côtoie les grands drames de la vie – d’ailleurs selon la pensée du cinéaste, la vie n’a pas de sens, il faut se contenter de la vivre… On éviterait bien des problèmes (où on irait vers des problèmes ?) si tout le monde pensait ainsi !

Poesía sin fin sort le 5 octobre 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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