[Critique] Paterson, poésie « made in Jarmusch »

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Jim Jarmusch a son univers bien à lui. Généralement, ses films fonctionnent comme des boucles et évoluent avec un principe répétitif. De ce point de vue, il n’y a pas plus jarmuschien que Paterson. Le touchant Adam Driver y incarne un chauffeur de bus poète qui possède une vie on ne peut plus monotone en compagnie de sa femme (Golshifteh Farahani) et de son chien.

On suit le déroulement d’une semaine de ce couple entre le boulot, la promenade du chien, le bar et les cupcakes. Tout est dans la répétition des motifs. De ce fait, ce qu’il y a de plus fascinant dans Paterson, c’est son rythme. À la manière d’une musique, Jarmusch nous invite à méditer et joue sur les subtiles différences de ton et de situation. Toujours la même vie, mais elle ne se déroule jamais de la même manière.

Enfin, les individus rencontrés dans un bar ou dans une laverie automatique sont marqués par l’amour du cinéaste pour chacun de ses personnages. Une empathie qu’il partage avec humour et tendresse au spectateur tout en décrivant une nouvelle facette de l’Amérique. Bref, du Jarmusch comme on l’aime : terriblement drôle, intelligent et relaxant.

Paterson n’a pas encore de date de sortie française et est présenté en compétition lors du Festival de Cannes 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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