[Critique] Le parrain 2ème partie : quand l’élève dépasse le maître

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Éternel débat cinématographique, les suites sont matière à controverse…sauf dans le cas du Parrain 2. Telle une tragédie shakespearienne, Coppola livre un second volet complexe et puissant

Dur d’imaginer comment Le Parrain peut se faire dépasser pourtant Francis Ford Coppola réussit d’une main de maître à donner vie à un second opus encore plus fort, encore plus sanglant et ce dès la scène d’ouverture du film. En quelques secondes, il plante le décor et le style de ce 2nd volet avec une intensité sans pareille. Cette intensité ne cesse de monter en crescendo tout au long du film sans aucune fausse note grâce à un scénario ciselé qui trouble par sa violence physique et morale.

Le film se plonge encore plus dans l’intimité de ses personnages en dépeignant deux destins : celui de Michael Corleone (toujours joué par l’inoubliable Al Pacino) encore plus froid que dans le 1er, et celui  de son père Vito (joué par un Robert DeNiro au style très proche de Brando), dont on découvre les origines. Le film signe un somptueux parallèle scénaristique entre les deux, proposant presque 2 films en 1 où chaque dialogue et chaque scène frôlent la perfection. En plus d’être un chef d’œuvre, ce Parrain 2 réussit incontestablement à surpasser son maître.

Le Parrain : 2ème partie est sorti le 27 août 1975 en France et ressort en salles le 3 juin 2016.

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10 Véritable bijou
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À propos de l'auteur

Elodie Suzanna

Sheldon Cooper d’ITC autant barrée que mordue de SF, conçue comme un patchwork de la culture anglo-saxonne avec un grand faible pour l’inconnu et les projets indépendants. Véritable disciple de la grande Daria Morgendorffer.

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