[Critique] Oppression, Shining version ratée

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Oppression est une excellente leçon pour tous les cinéastes en herbe, non pas pour sa virtuosité, mais pour sa multiplication de clichés et de retournements d’un mauvais goût déconcertant. Le réalisateur Farren Blackburn livre un film qu’on a déjà vu 100 000 fois.

D’abord, c’est un problème de clichés. Le récit raconte le récit d’une mère (Naomi Watts) qui vit des cauchemars éveillés – rêve ou réalité? – perdue au beau milieu de la forêt canadienne. Pour installer une tension, le cinéaste choisit la voie de la lourdeur : bruit tonitruant à l’apparition d’un raton-laveur (ouf !) et jump scare en veux-tu en voilà. Bref, l’horreur comme on l’a jamais vu. Ou pas.

Et puis, plus on avance dans le récit… Plus on se demande qui a eu l’idée d’avoir un retournement de situation aussi improbable, aussi peu crédible qui casse d’autant plus un film qui n’est déjà pas fort passionnant. De plus, 80% d’Oppression se résume à des références à Shining, mais à la vue de toutes ces facilités, on se demande si le réalisateur a réellement analysé le chef-d’oeuvre de Stanley Kubrick…

Oppression sort le 30 novembre 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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