[Critique] Notre petite soeur, la douce tiédeur

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Quoi diffuser aux journalistes cannois après un conte grotesque (Tale of Tales) et un blockbuster fou furieux (Mad Max Fury Road)? Une tranche de tendresse quotidienne signée Hirokazu Kore-Eda et intitulé Notre Petite Soeur répond à cette question en ce deuxième jour de compétition sans le faire de manière satisfaisante, dans un bel élan poliment ennuyeux.

Pourtant, on salue le geste d’imposer au sein d’une société japonaise hiérarchisée un quatuor féminin léger et innocent. L’interprétation laisse imaginer un beau prix d’interprétation conjoint et la délicate mise en images de son auteur apporte une touche de complicité sincère à ces trois soeurs qui s’en découvrent une quatrième.

Malgré tout, le refus de céder à la sirène de la facilité dramatique entraine Notre Petite Soeur sur la rangée de ces films d’auteurs aux dialogues anodins et aux peines de coeurs légères comme la brise. De bon goût, le long-métrage est aussi tristement timide, comme effacé par son envie d’être respectueux de ses personnages.

Notre petite soeur sort le 28 octobre 2015 et concourt en sélection officielle.

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Avis

5.5 Moyen
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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