[Critique] Au nom de ma fille : entre justice et obstination

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En l’espace de trois films, Vincent Garenq est devenu en quelque sorte l’expert des affaires judiciaires, dénonçant les failles du système. Avec Au nom de ma fille, il s’attaque à l’affaire André Bamberski et son combat de presque trente ans pour conduire le meurtrier de sa fille devant les tribunaux.

Comme toujours chez le réalisateur, le film vaut pour sa qualité d’interprétation, ici personnifiée par un Daniel Auteuil cinq étoiles, parvenant à faire ressentir toutes les facettes d’un personnage parfois à la limite de la folie. Au nom de ma fille ne s’attarde tant pas sur les remous politico-judiciaires que provoque le cas Bamberski, mais sur l’homme lui-même et comme il le vit.

On assiste alors à la descente aux Enfers d’un père de famille, époux, expert comptable reconnu, prêt à tout sacrifier pour que justice soit faite. Le portrait est puissant, gênant, lassant par moment et on se retrouve partager entre ce désir de vérité et cette destruction que l’obstination provoque. C’est là le talent de Garenq, ne jamais minimiser les conséquences.

Au nom de ma fille sort le 16 mars 2016

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Avis

7,5 Plaisant
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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