[Critique] No One Is Innocent : furieuse Propaganda

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Le retour d’un groupe engagé tel que No One Is Innocent n’annonce rien de bon, à part pour nos oreilles. Un réveil synonyme de désordre dans notre société, laquelle s’empresse de fournir des sujets de premiers choix pour les textes acérés de Kémar Gulbenkian, leader et membre originel du groupe. Avec Propaganda, « No One » livre 11 pamphlets rageurs assortis de riffs herculéens comme pour mieux nous sortir de la torpeur actuelle.

Les manifestations du 11 janvier et « l’esprit Charlie » (Charlie, qui ouvre l’album), la menace du Front National (Putain, si ça revient), les meurtres racistes aux USA (Un nouveau Scottsboro), … Du pain béni pour « No One », groupe emblématique de la « scène rock française contestataire » formé en 1994. Des thèmes de sociétés forts portés par une écriture précipitée, sans filtres, mais ô combien sincère. S’ils ont lorgné du côté de la folk et de l’électro en 2011 avec Drugstore, Propaganda marque bien le retour des grosses guitares et des brûlots sociaux-politiques.

Des textes aussi brûlants que le son, puissant et rageur, nous rappelant évidemment le groove rock-métal de Rage Against the Machine. Avec Propaganda, No One is Innocent prouve que le rock buriné et engagé a encore de beaux restes.

Propaganda de No One Is Innocent, sorti le 8 juin 2015.

 

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8 Rageur
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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