[Critique] Nick Cave : Skeleton Tree, où les bourgeons sont nus

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Nick Cave est de retour dans la douleur, un peu plus d’un an après le décès de son fils de 15 ans. Skeleton Tree, seizième album de l’artiste australien, est une oeuvre en forme d’exorcisme, à la fois sombre est habitée.

Adjurations. Mettre des mots sur un cauchemar indicible, ne laissant plus aucune place à l’imagination. C’est le terrible mais inévitable défi (capté magistralement par Andrew Dominic) qui attendait Nick Cave afin de mieux supporter le deuil. En résulte huit morceaux comme autant d’adjurations, d’une jubilation émotionnelle déroutante. Cave s’est entouré de ses mauvaises graines (ses « Bad Seeds » et plus singulièrement Warren Ellis, en humble chef d’orchestre) pour faire jaillir l’arbre squelettique, élégant et mélancolique.

Entre peine et espoir. Skeleton Tree
n’est pour autant pas qu’un album dépressif. Comme le laisse transparaître les paroles de Skeleton Tree : « But It’s all right… It’s all right… », titre qui clôture l’album et aborde plus frontalement la mort de son fils. Une façon pour Nick Cave de se reconnecter à la vie, comme les bourgeons au printemps qui éclosent et se transforment en feuilles…

Skeleton Tree de Nick Cave and The Bad Seeds, sorti le 9 septembre 2016.

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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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