[Critique] Au-delà des montagnes, presque réussi

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Derrière son titre à la signification mystérieuse, Au-delà des montagnes se révèle être un projet ambitieux qui sur deux heures s’impose comme l’un des plus sérieux prétendants à la palme. Jia Zhang-Ke imagine le destin d’un trio (une femme et deux hommes) sur une période s’étalant de 1999 à 2025 alors que la Chine poursuit sa mutation.

Chaque année correspond à une partie de l’histoire et met plus en avant un personnage et son état. Cette schématisation clarifie et densifie l’ensemble sur deux bons tiers. Zhang-Ke parvient à toucher à une forme d’essentiel dramatique en donnant à sa mise en scène une énergie, une fraîcheur et une pointe inquiète de nostalgie.

On pense assister à la proposition la plus maitrisée du festival jusqu’à cette année de 2025. Là, le réalisateur se montre à court d’idées et nous bricole un futur gentiment caricatural. Les enjeux s’effilochent tout autant que la subversion subtile opérée envers son pays, versant dans ce qui ressemble à une forme de nationalisme mal placé.

Au-delà des montagnes sort le 23 décembre 2015, après sa projection en sélection officielle à Cannes.

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Avis

7.5 (Presque) très bon
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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