[Critique] Mon Roi, souffrance d’aimer

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Plus que tout autre cette année, Mon Roi laissait planer l’ombre de sa réalisatrice sur le projet tout entier, le dévorant lors de discussions enflammées et opposées. C’est que Maïwenn est une cinéaste à l’écriture bien pendue et à la mise en scène imposante qui provoque et remue mais ne laisse pas indifférente. Et son dernier n’échappe pas à la règle, bien au contraire.

Le récit étant éparpillé sur 10 ans de la vie d’un couple aux relations tumultueuses, voilà que l’on retrouve les circonvolutions dramaturgiques propres à la cinéaste. Son éparpillement est pourtant plus prégant qu’à l’accoutumée et fait vriller une émouvante relation amoureuse en une bête parfois protéiforme et souvent hystérique dont on ne sait si elle tient du génie ou du désastre.

Maïwenn peut en tout cas se féliciter de la justesse proprement merveilleuse de ses interprètes: Cassel rend attachant un personnage insaisissable quand Bercot ne volerait pas un prix d’interprétation féminine. Mieux, on découvre avec plaisir la légèreté de Louis Garrell, surprenant larron comique. D’un abord général, la désinvolture sied bien mieux à un film plus prince que Roi.

Mon Roi sort le 21 octobre 2015 dans les salles, après sa projection en sélection officielle à Cannes.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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