[Critique] Mistress America : portrait d’une génération

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Quelques mois tout juste après la sortie du très bon While We’re Young, Noah Baumbach est de retour avec Mistress America. Un retour apprécié mais sans doute un peu trop précipité.
Co-écrit avec sa femme et muse Greta Gerwig, Mistress America nous conte la relation incongrue entre une étudiante désabusée d’une vingtaine d’années et sa future demi-sœur tout autant spontanée qu’irresponsable, à l’aube de la trentaine.

Attachants, les personnages n’en sont pas moins maladroits dans leur écriture, parfois même absurdes. Et malgré une alchimie évidente entre les deux  actrices, une BO envoutante tout droit sortie des années 80 et une mise en scène pleine de peps, il manque un petit quelque chose. Une étincelle de vie. Comme celle que Lola désespère de trouver dans le New-York qui l’entoure et que Brooke finit par lui faire découvrir.

Il reste que Mistress America se veut le portrait réussi d’une génération de New-Yorkais qui malgré tous les obstacles continuent de croire en leurs rêves, même passé un certain âge. Il évoque également une réflexion intéressante mais bien trop peu creusée sur l’inspiration : jusqu’à quel point peut-on se servir des gens qui nous entourent pour nourrir sa fiction ?

Mistress America sort en salles le 06 janvier.

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À propos de l'auteur

Morgane

Petit koala accro aux sorties et aux découvertes culturelles (autant qu'aux feuilles d'eucalyptus et au chocolat). Malgré mon amour incontesté pour le sommeil (normal pour un koala) je reste toujours à l'affût du prochain événement à vous proposer.

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