[critique] Microbe et Gasoil : La révolte Versaillaise (on s’en passerait bien)

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Après son adaptation (très chargée) de L’Écume des jours, le cinéaste français Michel Gondry revient avec un petit film naturaliste aux accents Truffaldien sobrement intitulé Microbe et Gasoil. Avec son titre de bande-dessiné Franco-Belge (on pense à Quick et Flupke), on s’attend à être emporté dans une incroyable escapade sur les routes de France. Il n’en sera rien, Gondry préférant se concentrer sur le portrait de deux adolescents Versaillais en révolte contre leur entourage. Oui, car l’avenir appartient forcément aux gens créatifs, les seuls vrais révoltés de la société (soupir).

À travers ce film, Michel Gondry nous passe (maladroitement) en revue les questions adolescentes sur les premiers émois, le sexe, l’amitié, la rébellion mais sans les adapter au goût du jour. Gasoil s’exprime comme Jean-Pierre Léaud et Microbe est plus encore plus névrosé et égocentrique que Woody Allen dans Annie Hall. On éprouve beaucoup de difficulté à croire en ces personnages sortis d’une image d’Epinal. Ok, c’est assumé mais l’effet ne prend pas.

Avec ce film minimaliste, hors du temps (avec une portée autobiographique), on sent que Gondry s’est fait plaisir. Il signe une ode à la créativité en pleine croissance, mais qui sent le « mastoc », comme le blouson de Gasoil.

Microbe et Gasoil est sorti le 8 juillet 2015

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