[Critique] Marseille saison 1 : saga politique en roue libre

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Marseille, la première production originale frenchie de Netflix est arrivée. Saga politique en 8 épisodes, la série suit l’affrontement de Robert Taro (Gérard Depardieu) et Lucas Barres (Benoît Magimel) sur fond de trafics de drogues et d’histoires de cœurs, une pointe de sexe vise à donner au tout une ambiance décoincée.

Tous les ingrédients sont là pour faire de Marseille la petite sœur de House of Cards. Là où le bât blesse, c’est que la série s’enterre au fil des épisodes dans une suite de clichés de polars datés.

Séquences explicatives, poncifs sur la gestion du pouvoir, personnages sans finesse avec deux mentions spéciales : une pour Benoît Magimel qui peine à se rendre intéressant et vivant à l’écran, l’autre pour l’ensemble du cast féminin qui souffre d’un machisme à peine masqué . Nous sommes définitivement bien loin du couple Underwood, fort et ambigu, ou de la qualité d’écriture de la récente série Baron Noir.

La mise en scène manque elle aussi d’audace : abus d’effets sonores, cliffhangers ratés et seulement quelques plans aériens de la belle Marseille, disséminés au cours des épisodes. On préfère encore déménager !

Article écrit par Sarah Lehu

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Avis

3 Décevant
  • Votre avis (5 Vote) 4.5
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Un commentaire

  1. Anonyme le à

    Et en plus les plans aériens de la ville sont des camera map raté…

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