[Critique] Mademoiselle, pulsions et faux-semblants

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Park Chan-Wook et le Festival de Cannes, c’est une longue histoire d’amour. Il est venu à deux reprises pour Thirst et Old Boy sans oublier de repartir en Corée du Sud avec deux prix (respectivement du jury et de la mise en scène). Son nouveau long-métrage, Mademoiselle, continue l’exploration des grandes thématiques de sa filmographie : les vices de l’être humain, ses faux-semblants et ses pulsions.

Le récit se décompose en trois parties, chacune d’elles enveloppe un point de vue (la servante, « mademoiselle » et enfin les trois personnages principaux en vue omnisciente). Or, dans cette histoire où la manipulation est le maître mot, cette technique narrative distille le suspense et prépare de fameux retournements. On ressent encore une fois dans un film de Park Chan-Wook l’influence hitchcockienne avec une approche très similaire à celle de Brian De Palma… Un style flamboyant et viscéral.

Mademoiselle est un beau morceau de cinéma même si le réalisateur n’a pas la main morte sur l’utilisation des effets de style et de la musique – sublime, mais peu subtile. Le cinéaste coréen a tout de même des chances d’avoir un troisième prix à Cannes. Jamais deux sans trois.

Mademoiselle sort le 1er novembre 2016 et est présenté en compétition lors du Festival de Cannes 2016.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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