[Critique] Ma’ Rosa, vers l’ultra réalisme

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Notre chronique de Ma’Rosa depuis le Festival de Cannes

En 2009, le cinéaste philippin Brillante Mendoza a obtenu le prestigieux prix de la mise en scène à Cannes. L’année dernière, il était dans Un certain regard avec Taklub, ce qui est souvent vu (à tort) comme une disgrâce. Pour ce Festival, et ce malgré une compétition de haute volée, il retrouve sa place parmi l’élite avec Ma’Rosa, un drame sur une famille dans la tourmente de la corruption policière.

Du fait de son style caméra à l’épaule, sale et mouvementé, il s’attire les foudres de certains festivaliers. Pourtant, cette mise en scène à la limite de l’expérimental est du très grand cinéma avec ses défauts (un film rude et rugueux) et ses qualités.

La première force de Ma’Rosa se trouve dans son ultra réalisme. Entre le tournage dans des décors réels et la lumière crade des néons, on ressent une sensation d’immersion fascinante. Le film de Mendoza, c’est tout simplement le meilleur du documentaire mélangé avec le meilleur de la fiction. N’est-ce pas le devoir et le but principal d’un festival de montrer ce genre de cinéma ?

Ma’ Rosa sortira le 30 novembre 2016 et est présenté en compétition au Festival de Cannes 2016.

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Avis

8 Rude et puissant
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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