[Critique] Love, bifle-i-dus peu actif

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Voilà des mois que l’équipe de Wild Bunch orchestre pour Gaspar Noé une promotion incandescente où le caractère pornographique du projet est mis en avant, arrière et côté. Le parfum de scandale et l’attrait de la 3D auront poussé une foule cannoise déchaînée à la tant attendue séance de minuit. A l’arrivée, Love tient plus du spleen malade d’un échec amoureux que du nouvel étalon prompt à nous faire bander.

En une suite de plans-séquences aux mouvements restreints, le cinéaste étale sur l’écran le mélodrame souffreteux d’un alter-égo prénommé Murphy se remémorant les fantasmes de sa dulcinée perdue. Soit 2h15 d’un ennui prétentieux où les auto-références affluent au fil de dialogues anecdotiques et de visions priapiques jusqu’à la nausée.

En un plan d’ouverture cru et interminable, l’audience se retrouve instantanément partagée entre les aficionados d’un trip peu excitant mais très égocentré et ceux qui ne dirigeront leur regard que vers la fin d’un tunnel peu bandant mais très bavard. Nous, on est allé se coucher incapable de se souvenir d’autre chose que de demi-molles émotionnelles.

Love sort le 15 juillet 2015, après sa présentation aux séances de minuit à Cannes.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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