[Critique Blu-ray] L’Or de MacKenna, quand le western se transforme en montagnes russes

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Dans les années 60, la télévision bouleverse de plus en plus le paysage culturel – les gens vont de moins en moins au cinéma -, ce qui pousse les studios à rivaliser d’inventivité pour sauver leur gagne pain. De ce fait, L’Or de MacKenna, c’est 2h08 de fureur, d’effets spéciaux, d’Omar Sharif et d’esbroufe dans l’unique but de ramener les spectateurs dans les salles obscures.

Le réalisateur J. Lee Thompson (les Canons de Navarone) enchaîne les prouesses visuelles telles les caméras sous les chevaux et la shaky cam avant l’heure, à défaut de donner de la consistance à son récit. La voix-off vient combler les vides scénaristiques et de bons acteurs cabotinent avec joie, Omar Sharif en tête. Dans ce western qui se mue petit à petit en superproduction d’aventure, la subtilité n’est pas de mise.

Néanmoins, même si la déception est palpable, on garde une certaine fascination pour L’Or de MacKenna. Il témoigne d’une époque charnière – l’avant nouvelle vague américaine des années 70 – et il possède le charme de la fin d’un système qui tente de sauver les meubles (les grands studios ne sont plus ce qu’ils étaient). Pas fameux, mais fondamentalement intéressant pour les cinéphiles.

L’Or de MacKenna sort le 25 mars 2016 en DVD/Blu-ray chez Sidonis.

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Avis

6.3 Intéressant

Comme toujours chez Sidonis Calysta, on a le droit à une édition de qualité avec deux bonus : l'entretien habituel avec Patrick Brion (historien du cinéma) et un documentaire sur l'excellent Gregory Peck. En ce qui concerne l'image, ce blu-ray met en valeur les somptueux paysages du film.

Même si l'Or de MacKenna est dispensable, ce Blu-ray demeure pas moins une curiosité pour les amateurs de western souhaitant élargir leurs horizons.

  • Film 4
  • Image 7
  • Son 7
  • Bonus 7
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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